Une vie dans des pages

jeudi 16 mars 2017

"Du feu de l'enfer" Sire Cédric (Presses le la Cité)





Soyons clair dès le départ: avec un titre pareil ne vous attendez pas à une balade de santé au paradis (encore que... mais pas le paradis avec les petits anges et tout le toutim ! On parle bien de Sire Cédric hein !). Ici c'est juste un aller simple vers l'enfer qui vous guette, mais quel pied !!!

Satanisme quand tu nous tiens...

Prêts à tomber tête la première dans les griffes d'une secte satanique et d'y prendre goût ? Alors attachez votre ceinture parce que suivre Manon et son frère Ariel dans cette aventure ça décoiffe sévère ! Ça secoue plus fort qu'un ouragan ! Ça bouscule tout sur son passage, comme du grand Sire Cédric (normal en soit vu que C'EST du grand Sire Cédric !). Bref, on en prend plein la tronche et c'est un bonheur de chaque instant, un plaisir incommensurable !

L'intrigue est si bien menée, l'action si bien amenée, que mon petit coeur de lectrice a loupé plus d'un battement ! J'ai même frôlé la crise cardiaque tant la tension est palpable et le suspense porté à son paroxysme ! Mais je n'en veux absolument pas à l'auteur étant donné que j'adore le côté flippant qu'il insére dans chacun de ses livres. Ces instants de panique je les attends, je les réclame, et quand je les ai je suis la plus heureuse du monde !

Du très grand Sire Cédric...

Bien entendu je ne suis absolument pas surprise d'être entrée si facilement dans ce roman. Rien que le nom porté sur la couverture est devenu pour moi un gage de qualité depuis longtemps ! Cependant j'avoue que je me suis fait surprendre comme une bleue par l'intensité de ce nouvel opus (encore différent des précédents). Je m'attendais à du très bon et je suis tombée sur l'excellence ! Un récit si profond et jubilatoire qu'il m'a atteinte au plus profond de mes tripes.

Une petite mise en bouche ?

Meurtres sadiques. Course poursuite au rythme infernal. Mort possible à chaque tournant. Secte d'une dangerosité extrême... Ça vous suffit comme arguments pour foncer ? En tout cas vous avez là tous les ingrédients de ce qui ressemble à s'y méprendre à l'un des meilleurs thrillers de l'année !

Ajoutez à cela la plume magistrale de Sire Cédric et sa touche personnelle désormais classique: tension extrême, personnages forts, intrigue diaboliquement bien ficelée, rebondissements incessants et vous obtenez la recette de la quasi perfection ! Saupoudrez le tout d'une touche (puissante hein la touche) de satanisme et le tour est joué. Vous êtes pris au piège et vous ne lâcherez plus ce roman ! Si j'osais je vous dirais que ce livre est carrément jouissif ! D'ailleurs j'ose et je le dis: ce livre EST carrément jouissif ! Un "vrai grand truc de malade" comme j'aime tant en lire ! D'autant que non content de nous offrir un livre magistral il le fait entièrement, avec la fin qui va bien je veux dire, celle qui vous scotche littéralement ! Souvent les fins me déçoivent un peu quand j'ai été prise à la gorge durant plus de 500 pages (trop rapides, pas crédibles etc...). Ici la fin est largement à la hauteur, elle est explosive, dévastatrice, percutante, fabuleuse !

Du tout bon sur toute la ligne ! Juste énorme ! Je vous garantis le grand frisson et une intensité rare ! Pour moi ce livre est un véritable chef-d'œuvre !





Éditeur: Presses de la cité (mars 2017)
560 pages
21€50

4ème de couv'

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal 

et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera 
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. 

Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau 
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

mardi 14 mars 2017

"Mör" Johana Gustawsson (Bragelonne)



Certains auteurs vous enchantent dès leur premier roman, ce fut le cas avec Johana Gustwsson et son très bon "Block 46". Avec "Mör" elle nous offre un excellent second volet des aventures d' Emily et Alexis (encore meilleur que le premier !). Mission accomplie: je suis définitivement sous le charme de cette auteure et de ses personnages !

Un roman à deux niveaux...

Jongler avec deux époques, les mener de front et arriver à maintenir un équilibre entre les deux n'est pas choses aisée. Qu'à cela ne tienne ! Johana tente le coup (une fois de plus) et réussit (une fois de plus) ! Non contente de jouer sur deux époques, elle ne choisit pas la solution de facilité: elle met dans l'équation une période de l'histoire difficile à traiter (et déjà abordée maintes fois): l'époque victorienne de Jack l'Eventreur... 

Eh bien croyez-moi, il faut un sacré talent pour sortir du lot avec un point de départ comme celui-ci. Se démarquer et ne jamais tomber dans la redondance, voilà le pari fou de Johana, un pari qu'elle a relevé avec brio ! Son intrigue est si bien menée qu'elle ne laisse la place à aucun temps mort et, malgré la complexité due aux différents lieux et différentes époques, jamais Johana ne nous jamais ! Sans compter que ses personnages, plus aboutis que jamais, ne peuvent vous laisser indifférents.

Une montée en puissance progressive...

L'auteure (je devrais peut-être dire l'artiste...) met en place ses pions (je devrais peut-être parler de balles...) et c'est parti messieurs dames pour un fabuleux numéro de jonglage ! En piste ! Ça va commencer ! Et ça va swinguer !

Pourquoi je parle de jonglage au lieu de parler de roman ? Parce que non seulement on s'offre un voyage dans le temps entre 1888 et aujourd'hui, mais également un voyage entre l'Angleterre et la Suède. Accrochez-vous, la balade va être costaud (promis c'est du très lourd) ! Mais n'ayez crainte, vous ne serez pas seuls dans ce voyage: Johana va vous guider de sa main désormais experte, et avec une plume magnifique qui plus est ! Ses chapitres courts et percutants vous maintiendront en haleine tout au long de votre (aventure) lecture !

Tous les ingrédients que j'aime...

Vous aimez les meurtres (attention je parle de fiction évidemment !) ? Il y en a ! Vous les aimez bien sordides (toujours en fiction j'entends !) ? Ils le sont ! Vous aimez les enquêtes bien menées ? Ça tombe bien: elle l'est !  Vous aimez les montées en puissance progressives avec une tension présente d'un bout à l'autre du roman ? Eh bien vous allez être servis !

Johana Gustawsson n'a pas son pareil pour mener de front autant d'ingrédients d'un seul coup et ce en maintenant le cap sur un sujet unique (parce que oui, tout va se rejoindre et vous laisser sur votre séant !). Franchement je dis chapeau l'artiste car elle a su me mener en bateau sans la moindre fausse note (et je deviens exigeante avec l'âge !). Elle jongle (oui oui, je tiens à ce terme !) avec les lieux et les dates sans jamais perdre son lecteur et c'est une performance magnifique !

Un talent qui se confirme donc, une auteure à suivre de très près !!! Juste sublime !


Editeur: Bragelonne (15 mars 2017)
314 pages
21€50

4ème de couv'

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.
Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches...
Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?
Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.

lundi 20 février 2017

"Elijah" Noël Boudou (Flamant Noir)



Un livre qui vous prend aux tripes. Vous secoue. Souvent. Vous malmène. Parfois. Vous chamboule. Toujours ! Un livre rythmé qui ne vous laissera aucun répit !

Un roman violent ? Incontestablement ! Un roman tendre ? Quand on fouille un peu sous la carapace... indubitablement ! Un roman d'une violence paradoxalement... tendre et remplie d'amour !

De la violence à l'amour... il n'y a qu'un pas !

Violence. C'est le premier mot qui vous saute à la gorge dès le départ. Cette violence elle vous frappe en pleine tronche, mais également en plein cœur, et c'est ce qui rend ce livre extrêmement intéressant. Prenant. Troublant.

De la violence gratuite j'en ai lu, enfin j'ai essayé d'en lire mais je n'ai pas réussi à aller au bout ! Le truc super commercial (parce qu'il ne faut pas se leurrer, la violence ça fait vendre...) je ne le supporte pas ! Ici rien de tel. Rien n'est gratuit. Rien n'est "vendeur". Par contre tout est sincère. Tout sort du cœur. Et ça j'aime ! Cette violence, pourtant présente en permanence (du début jusqu'à la fin, enfin presque jusqu'à la fin) c'est bizarrement un appel (un cri même), un cri donc à l'Amour. L'Amour avec un grand A. 

C'est avec une plume poétique (même si elle semble taillée au scalpel), que Noël Boudou écrit, décrit, une violence extrême. Mais il le fait avec un message bien clair: aimez parce qu'il n'y a que ça de vrai, de beau, d'éternel... Les phrases sont courtes, incisives, les mots sont forts, ils vous percutent et vous font presque mal, et au final vous ressentirez la souffrance au plus profond de vous même. Puis vous passerez outre et là le vrai message, la vraie raison de ce livre, vous apparaîtra comme une évidence: que ne ferait-on pas pour la personne que l'on aime plus que tout au monde, plus que sa propre vie ?


Le Mal pour le Bien...

La façon qu'a Noël de parler d'amour c'est de parler d'horreur. De parler de ce qu'il y a de plus sombre, de plus noir, de plus abjecte chez l'homme: la violence contre les femmes, contre les enfants, contre ces êtres finalement que chaque homme devrait protéger (eh non je ne suis pas une féministe invétérée !) .

Penser maths en lisant un roman peut paraître un peu hors sujet et pourtant j'ai vu là une "démonstration par l'absurde". Un raisonnement qui consisterait à démontrer le Bien en prouvant l'absurdité du Mal. En s'en servant comme d'une arme incontournable pour prouver que, derrière tout être écorché, on peut trouver la plus belle âme qui soit... C'est avec un style bien à lui, un style qui m'a chamboulée, que l'auteur fait cette démonstration avec brio !


Un livre très fort...

Le roman noir n'est pas ma came de prédilection et pourtant là je viens de prendre une claque, une leçon de vie même ! Du thriller il y a quand même quelques meurtres bien croustillants, du roman noir il y a tout le reste ! J'ai pris un plaisir énorme à suivre "le frère d'Elijah" dans sa soif de justice. De vengeance. Parce que, ne nous leurrons pas, il s'agit également de vengeance ! 

Je ne vous ai pas parlé de l'histoire car c'est inutile (la 4ème de couv' le fait bien mieux que je ne le ferais), mais sachez que quand on part du jour où "le frère d'Elijah" tue son père (violent au plus haut point), que ce jour est le jour fatidique de la mort de sa mère, mais aussi le jour béni de la naissance de son frère... Si on part de ce jour on sait d'avance que l'on va aller loin, très loin ! Loin dans la violence de ce fils de monstre, loin dans l'amour de ce jeune homme qui n'a qu'Elijah dans sa vie... Elijah, ce garçon si attachant de par son handicap irréversible...

Certains passages sont durs, très durs. Dérangeants, très dérangeants. Mais au final ce n'est pas ce que j'ai retenu (j'ai plutôt retenu une larme pour être parfaitement honnête !). Ce que j'ai retenu c'est cette ode à l'amour qu'est cet OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). Un livre comme je n'en ai jamais lu et comme j'espère ne plus jamais en lire finalement, car il serait dommage qu'il ne reste pas UNIQUE. Unique dans la violence mais également unique dans la tendresse... Et surtout unique dans la façon dont il a été traité. Chapeau mec, tu m'a bluffée !

A lire parce qu'il le vaut VRAIMENT !


Éditeur: Flamant Noir (à paraître le 27 février 2017)
Broché: 19€50
Pour pré-commander c'est par ici : http://www.editions-flamant-noir.com/
Numérique: 6€99



4ème de couv'

ELIJAH. C'est le prénom de mon petit frère. Celui que je lui ai choisi quand on me l'a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l'en empêche. Jusqu'à ce fameux soir... Quand j'ai eu dix-huit ans. J'ai attendu qu'il soit ivre à nouveau et je l'ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : ELIJAH . Aujourd'hui, il a dix ans et il est handicapé. Je m'occupe de lui depuis sa naissance, je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble on est plus forts que tout, rien ne peut nous séparer. Mais un jour ILS sont venus chez moi pour le kidnapper. Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C'est depuis ce moment-là que j'ai perdu toute raison. Je suis devenu un monstre. Comme eux. La traque pour retrouver ELIJAH , qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé...

mercredi 15 février 2017

"Dompteur d'anges" Claire Favan (Robert Laffont - La Bête Noire)



Terminer un livre de Claire Favan a toujours été un réel déchirement pour moi: il faut attendre une longue année pour replonger dans ses pages... Eh bien, à la fermeture de ce roman, le déchirement est encore plus intense qu'avec les précédents ! Elle signe ici un bond en avant phénoménal !

Avec ses deux premiers romans ("le tueur intime" et et "Le tueur de l'ombre"), j'avais découvert une auteure sans pitié pour ses lecteurs (et ses personnages), une nana qui avait les couilles (désolée 😏) d'écrire comme un mec. Ses romans suivant semblaient s'assagir (un peu)... Le repos de la guerrière avant l'estocade magistrale ? Avec "Dompteurs d'anges", elle nous démontre une fois de plus qu'elle est une faiseuse de démons ! Et avec ce livre, vous pouvez me croire, l'estocade elle la porte !!! Elle est la reine de nos cauchemars et il semblerait qu'elle compte bien le rester ! Elle revient en force pour nous livrer son roman sans aucun doute le plus sombre et le plus abouti. Mais jusqu'où va aller son génie ?

Comment décrire ce livre ?

Il a une couverture (splendide !) et des "trucs" énormes qui se cachent derrière. Comment ça j'enfonce une porte ouverte ? Bon ok, on parle de Claire Favan donc ça doit effectivement être énorme, nul besoin de le préciser ! Mais pour parler de ce livre je suis clairement dans la panade car je ne veux pas trop en dire... J'ai plongé dans ce roman totalement à l'aveugle (sans avoir lu la 4ème de couv') et ce fut un réel bonheur d'avancer sans savoir où j'allais. Déflorer l'intrigue me paraît donc un peu dommage donc on va y aller en douceur ! Je vais m'en sortir avec une pirouette et ne vous parler que du début ! Charge à vous de découvrir la suite !

Parlons de Max. Un peu...

Gentil garçon au demeurant, Max est accusé (à tort) du viol et du meurtre d'un jeune garçon: procès, prison et tout le lot de "joyeusetés" qui sont réservées aux violeurs d'enfants l'attendent ! De quoi détruire clairement un homme innocent et fabriquer un monstre... L'escalade de l'horreur peut commencer ! En scène messieurs dames ça va swinguer ! 

La route de la vengeance est longue, très longue, et sinueuse à souhait ! Croyez moi l'auteure ne vous épargnera rien ! Elle va même user d'une façon novatrice pour construire son roman: se servir d'enfants comme aucun autre auteur, à ma connaissance, n'a osé le faire. Ces petits chérubins vont vous glacer le sang...

"Dompteur d'anges"...
Faiseur de démons...

Quand ce sont des enfants (êtres innocents s'il en est) qui deviennent la main armée d'un homme assoiffé de vengeance, je vous garantis que vous allez trembler de façon considérable ! Et ressortir de ce livre intact est totalement impossible car il est bouleversant ! Il chamboule tout sur son passage.

C'est à la frontière entre thriller et thriller psychologique que Claire Favan est au sommet de son art. Sa plume, dérangeante à souhait, est d'une efficacité redoutable. Je n'avais jamais vu un auteur de thriller oser "s'attaquer" à des enfants de cette façon là et c'est juste parfait ! Malsain parfois, gênant souvent, troublant en permanence, ce roman est une bombe lâchée dans vos mains. Et une bombe dans vos mains ça fait quoi ? Eh bien ça vous explose en pleine figure ! Ça vous éparpille en mille morceaux !

L'angoisse, la peur, la colère, l'indignation, vont remuer vos tripes à un point que vous n'imaginez même pas. L'espoir va naître... et disparaître. Vous allez passer par le stade de la tension palpable pour aboutir à une pression réelle dans cette intrigue menée de main de maître. Une réussite totale et absolue ! Un vrai coup de cœur !



Éditeur: Robert Laffont
Collection: La Bête Noire
432 pages
20€


4ème de couv'


On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur... 

Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout.

Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...

mercredi 8 février 2017

"Un sac" Solène Bakowski (Milady)



Ce livre bouscule, dérange, chamboule tout sur son passage ! Glauque et violent à la fois, ce roman noir est également beau et magistral ! Une vraie révélation ! Et une question: qu'y a-t-il dans ce fameux sac ?

Sombre et déstabilisant...

Un père qui se suicide avant la naissance de son enfant. Une mère qui en perd la tête. Une veille femme qui décide de s'occuper de cette enfant mais pour son propre plaisir égocentrique. Avouez qu'avec un héritage pareil il y a de quoi être marquée au fer rouge pour le restant de sa vie !

C'est cette histoire tragique que nous dépeint Solène Bakowki dans un récit à la fois sombre et magnifique. Sombre parce que tout est glauque et triste. Magnifique parce que la plume est, à mon sens, une véritable révélation ! Une lecture déstabilisante à chaque instant tant les mots sont beaux et les faits sont laids, mais d'une laideur qui vous envoûte...

Un roman magistral pour une claque phénomènale !

Ce roman noir est une véritable petite pépite du genre. Je viens de le refermer et je suis littéralement chamboulée ! L'histoire de cette enfant devenue une jeune femme envers et contres tous, malgré elle même et les tourments de sa vie, est bouleversante. Une vie faite de violence, une vie triste, une vie sombre s'il en est, une vie comme on n'en souhaite pas même à son pire ennemi... Mais, malgré le côté dramatique de la chose, Ségolène Bakowski ne tombe jamais dans le pathos. Elle reste sobre avec des mots justes.

On vit avec Anna-Marie du début à la fin en prenant ses malheurs, ses errances, ses actes atroces (et il y en a !) en pleine figure sans jamais trouver cela larmoyant. On prend le tout, on digère (plus ou moins facilement) et on en redemande !

Une plume...

Le style de l'auteure est original et sa plume est magnifique, sublime même ! C'est d'ailleurs ce qui fait de ce roman une pépite ! Solène Bakowski joue avec les mots, les mêle dans une danse improbable et effrénée, ce qui donne au final un récit quasiment poétique. C'est subjuguant ! Cette histoire, qui aurait pu être banale dans le pathétique, devient rapidement une tragédie qui vous colle à la peau, qui vous expédie dans un océan d'émotions et de sentiments divers (angoisse et révolte étant les principaux).

Impossible donc de ressortir de ce livre totalement indemne ! Il vous marque au fer rouge ! On prend l'amour, la détresse, le désespoir de plein fouet et avec eux une claque phénoménale. L'atmosphère vous engloutit peu à peu et on ressort de là completement groggy !

À lire ! VRAIMENT !


Et comme j'avais envie d'embarquer ma copine Delphine, du blog Delph la bibliovore, dans la lecture de ce livre, je vous invite à découvrir son ressenti 😉

http://delphlabibliovore.blogspot.fr/2017/02/solene-bakowski-un-sac.html

Editeur: Milady (Janvier 2017)
288 pages
6€90

4ème de couv'

Oserez-vous regarder dans le sac ?
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, un sac dans les bras qu’elle serre comme un étau. Cette femme, c’est Anna-Marie Caravelle, l’Affreuse Rouquine, la marginale.
Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil a pris en charge son éducation à l’insu du reste du monde, elle n'imaginait pas qu’elle abritait un monstre. Car la petite s’est mise à tuer. Un peu, d’abord, puis beaucoup.
Voici l’histoire d’Anna-Marie Caravelle. Que fait-elle là, agenouillée en plein Paris, au milieu de la nuit ? Et que contient ce sac qui semble avoir tant d’importance ?
« Un véritable coup de cœur. Ou plutôt un coup de poignard. » Les lectures de Bibliophile

lundi 6 février 2017

"Intimidation" Harlan Coben (Belfond)



Chaque année je fais une "pause Coben". Cet auteur est quand même celui qui m'a ouvert les portes du thriller... Souvent la surprise est relativement agréable (même si je me demande à chaque fois comment j'ai pu TOUT lire de lui). Eh bien cette fois-ci c'est carrément un oups !

Une fois n'est pas coutume !

Je ne parle jamais des livres qui m'ont ennuyée. Mais une fois n'est pas coutume, et cet auteur n'attend pas après moi pour vendre un livre de plus ou de moins alors...

Je ne vais pas vous écrire une chronique de cinquante lignes juste pour vous dire que je me suis royalement fait ch*** mais quelques mots s'imposent quand même.

Une idée classique...

Tout part d'un mensonge révélé. Adam apprend par un inconnu que sa femme lui a fait croire à une fausse grossesse. Mais Adam ne sera pas le seul à voir sa vie chamboulée et quelques morts seront semés de ci de là. Une sombre histoire de chantage qui tourne mal...

Voilà. Rien de super original donc !

Mais quand en plus l'intrigue se traîne en longueur et que les rebondissements se font attendre, eh bien le résultat est carrément décevant ! Je n'ai à aucun moment ressenti la moindre émotion, la moindre empathie. Les personnages n'ont rien d'attachant et l'histoire... Ne soyons pas méchants, elle existe mais elle ne présente aucun intérêt. Ça se lit mais sans plus...

Au suivant donc !



Editeur: Belfond Noir (Octobre 2016)
396 pages
21€50

4ème de couv'


New York, aujourd'hui. 

Avocat d'une quarantaine d'années, Adam Price mène une vie aisée et agréable avec son épouse Corinne et leurs deux garçons dans leur pavillon de banlieue cossue. 
Du moins c'était avant qu'un mystérieux individu lui fasse de troublantes révélations : son épouse adorée lui aurait menti quelques années plus tôt. Depuis, et pour la première fois de sa vie, Adam doute. 
Confrontée à son passé, Corinne ne se cherche pas d'excuse. Tout ce qu'elle demande, c'est du temps. Pour mieux se volatiliser... 



Seul avec ses deux fils, craignant pour la vie de Corinne et pour celle de ses enfants, Adam va se lancer dans une course-poursuite de tous les dangers. Quitte à découvrir une face jusqu'ici cachée de celle qu'il croyait pourtant connaître... 
Mensonges, trahisons, intimidations, un nouveau piège mortel machiavéliquement mis en place par le Boss du thriller.

mercredi 1 février 2017

"Brutale" Jacques-Olivier Bosco (Robert Laffont - La Bête Noire)




Le nouveau JOB... Depuis "Quand les anges tombent" j'attendais cette parution et la voici qui arrive enfin ! Une folle envie de le lire s'empare donc de moi et, ô surprise ! Rien de comparable ! Alors attention la surprise n'est pas désagréable évidemment, c'est juste différent..

Un livre qui désarçonne !


"Brutale". Au delà d'un roman il s'agit en fait de l'histoire d'un personnage. Un roman qui tournerait uniquement autour de Lise... Lise est une femme flic, sexy, totalement borderline. Alcool, drogue, sexe, rien n'est tabou, tout est bon à prendre pour laisser exploser cette personnalité complexe, noire et pourtant attachante, sombre mais attendrissante. 

Dire que le roman tourne autour d'elle est un euphémisme: elle est totalement omniprésente ! Jacques-Olivier Bosco a réussi le pari insensé de construire un roman avec pour seul et unique but de nous révéler son héroïne. Inutile de dire que pour ne pas lasser son lectorat il a intérêt à assurer et il assure ! Bon j'abuse un peu en disant que c'est son seul et unique but: il y a de l'action, il y a une enquête, bref c'est quand même un vrai roman noir ! 

Tout tourne autour de ce personnage certes mais tout explose aussi avec elle ! Ce livre c'est une voiture de course lancée plein capot sur un circuit automobile ! Rien ne l'arrête ! Ça va à 200 à l'heure !

Un livre atypique...

Je m'attendais à un thriller et je me suis retrouvée avec un polar noir dans les mains. Pas ma came à la base et pourtant j'ai accroché dès le départ ! La psychologie du personnages est poussée à l'extrême et JOB arrive à rendre Lise attachante malgré son côté "too much" dans tous les sens du terme. Il en fait une héroïne aux antipodes de ce qu'on attend en général, il fait germer en elle le Mal à l'état pur en appuyant sur la corde sensible: le Mal n'est pas si loin du Bien parfois...

Mais où est l'intrigue dans tout ça ?

Le petit bémol il va se trouver ici ! Ok Lise j'ai accroché à fond ! Une super flic borderline comme j'aime ! L'action est belle et bien présente (comme j'aime aussi)... Mais je déplore quand même une petite chose: l'intrigue est trop absente, elle n'est là qu'en filigrane et c'est dommage car il y avait matière à faire un roman qui aurait pu être du lourd ! C'est puissant, profond, et pourtant il m'a manqué un "petit truc". Un développement plus poussé de cette intrigue originale qui, si elle avait été développée, aurait donné une vraie bombe !

L'idée de disparitions de femmes vierges est excellente, et elle a une finalité évidemment, mais on ne la voit pas assez apparaître... Je dirais presque qu'on arrive à oublier qu'elle existe et c'est dommage !

Une lecture agréable donc mais en demi teinte concernant le sujet que j'aurais aimé plus présent, le côté thriller en fait... 
Surprenant et déstabilisant...



Éditeur: Robert Laffont
Collection: La Bête Noire
416 pages
20€


4ème de couv'


Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale.

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d'horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l'arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.

Que veulent-ils ? Qui est cet " Ultime " qui les terrorise et à qui ils obéissent ?

Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.