Une vie dans des pages

Affichage des articles dont le libellé est thriller psychologique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est thriller psychologique. Afficher tous les articles

lundi 4 juin 2018

« Je t’aime » Barbara Abel (Belfond)



Méfiance, méfiance ! Quand Barbara Abel dit « Je t’aime » ça ne veut pas forcément dire « je t’aime » !!! Si « Derrière la haine » il peut y avoir de l’amour, derrière l’amour il peut aussi y avoir de la haine... Vous me suivez ? Je tente une démonstration mathématique là 😉...
Donc soyons clair: NON Barbara ne parle pas que d’amour dans ce livre (et pourtant...), et c’est ce qui le rend si excellent d’ailleurs.

Du Abel pur jus...

Ce que j’aime par dessus tout dans les romans de cette très grande dame c’est l’ambiance, toujours lourde et pesante, la tension psychologique, celle qui vous brouille les neurones, et le cadre toujours simple, mais si complexe... Eh bien une fois encore j’ai été servie ! J’ai eu ma dose, mon shoot annuel ! Du grand Abel !!!

Comme d’habitude elle ne fait ni dans le gore ni dans l’action à outrance. Elle mène juste ses lecteurs par le bout du nez dans les méandres d'une intrigue savamment dosée. On entre à pas de velours dans la vie d’une petite famille reconstituée et on vibre au rythme de ses aventures et de ses déboires. Amour, haine, vengeance, un trio d’émotions qui a déjà fait ses preuves et pourtant aucune lassitude ! Barbara Abel sait se renouveler avec des ingrédients toujours assez similaires ! Le talent ça ne s’improvise pas ! Et le talent elle l'a !!!

L’univers Abel, encore et toujours...

L’univers Abel c’est quoi ? C'est finalement notre quotidien, notre petite vie bien rangée dans laquelle on mettrait par contre un bazar monstre ! Une fois de plus l’environnement est donc très simple: trois familles, des drames de divers sortes qui les touchent, des mensonges, une once de manipulation, et le tour est joué ! Vous avez un univers parfait pour LA magicienne du thriller psychologique ! De là découle un roman si bien ficelé qu'il est impossible de le lâcher ! Un suspense parfait, une « recette » parfaite pour vous faire vibrer du début à la fin !!!

Mais bien au delà du thriller, cette fois-ci, Barbara m’a touchée en plein coeur, encore plus fort qu'à l’accoutumée ! Je suis une maman, la maman d’un ado, et quand on commence à toucher au mensonge et à ce « petit truc si anodin » qu’est le joint (attention, ne pas prendre mes propos au premier degré !) et ses conséquences, je m’interroge ! Et de ces interrogations est né un dialogue avec mon fils, une sorte de prévention qui semble souvent si inutile tant on peut être naïf concernant nos chérubins, mais qui d’un coup m’est apparu comme indispensable... Merci Barbara pour cette petite « claque » de rappel, cette petit « claque » que d’autres parents prendront sûrement... Ça vous voyez, c'est le petit plus Abel, le côté réel qui vous remet les pieds sur terre...

Pardon ! Là je viens de m’égarer un peu (mais je tenais à le souligner). Je ne vais pas continuer et en faire des tonnes pour vous dire que ce livre est excellent, je pense que vous l’avez compris: j’ai adoré !!! On aime, on déteste, on réclame justice tout au long des pages, on prend des claques (et son pied), on se fait manipuler d’un bout à l'autre du roman (et ce vraiment jusqu’à la fin !), bref: c’est une tuerie !!!


4ème de couv'

Rien n'est plus proche de l'amour que la haine.
Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l'adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l'occasion de tisser un lien avec elle et d'apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée. 

Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n'apprenne pas qu'elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d'imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission... 

Ceci n'est pas exactement une histoire d'amour, même si l'influence qu'il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d'hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d'aimer parfois, de haïr souvent. 
Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n'est plus proche de l'amour que la haine...

vendredi 22 septembre 2017

" Le zoo " Gin Phillips (Robert Laffont - La Bête Noire)




3h.
3h ce n’est pas le temps qu’il m’a fallu pour lire ce livre (quoique, bien pris, cela doit être jouable tant il est prenant !). 3h c’est le temps que dure l’intrigue. Et croyez-moi, 3h ça peut être long dans certaines circonstances...

Un huis clos angoissant à souhait

Adepte de thrillers psychologiques je ne suis (bizarrement) pas fan des huis clos, trop propices à mon goût aux longueurs inutiles (et si rédhibitoires pour moi). Qu’à cela ne tienne ! Je pars quand même dans ce zoo et j’y rejoins Joan et son fils. Au début tout me conforte dans mon idée ! Un huis clos c’est longggggg... Mais je suis une maman avant tout et une fois l’intrigue posée "vlan" ! Ce livre je ne peux plus le lâcher ! Des longueurs ? Ben non en fait ! Ne pas confondre longueurs et mises en place ! 

La maman que je suis s’est donc rapidement mise dans la peau de Joan, bloquée dans un zoo avec son fils et des tueurs on ne peut plus dangereux. Je me suis laissée envahir par l’angoisse et les questions. Imaginer mes réactions et vouloir à tout prix sauver Lincoln sont devenus mes seules préoccupations.

Au final ce livre je ne l’ai pas lu. Je l’ai vécu ! Chapeau bas Gin Phillips ! Vous m’avez happée dans votre récit ! Prise au piège dans ce roman hautement angoissant !

Un thriller glaçant de réalisme

L’auteure a donc réussi à me fasciner avec son style direct et sans concession mais pas que. Ce qui reste le plus puissant dans « Le zoo » c’est le réalisme de l’histoire. Ce côté si proche de tous les faits divers (bel et bien réels eux !) que l’on peut lire de plus en plus souvent. Réalisme ou réalité ? On en arriverait presque à se poser la question ! Votre sang se glace, votre cœur palpite (et vous vous promettez de prendre bien soin de votre portable quelque soit l’endroit où vous vous rendez !!!).

Le suspense est étouffant, l’ambiance totalement anxiogène et l’histoire captivante !

Que ferait-on pour sauver son enfant ?

Pour moi la réponse est évidente: TOUT ! À vous de voir ce qui se cache derrière ce mot... Ne laissez pas passer ce livre et suivez Joan dans cette aventure puissante...

Editions: Robert Laffont - La Bête Noire (Septembre 2017)
304 pages
18€90

4ème de couv'

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. 


Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l'écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu'ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l'herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout... même au pire.

lundi 28 août 2017

"La fille derrière la porte" Patricia Hespel (Les Nouveaux Auteurs)



Des thrillers psychologiques j'en ai lu un bon nombre, mais aussi glaçants ils sont rares ! Je suis restée scotchée par le côté diabolique de celui-ci. Machiavélique. Terrible. Noir. Excellent.

Une construction qui ne se prête pas à la rapidité...

Ce thriller est assez lent et pourtant j'ai adoré ! Explication ! Attention quand je dis lent je ne parle pas pour autant de longueurs (cette chose si rédhibitoire chez moi). Ce qui lui confère une certaine "lenteur" (que je vais requalifier par la suite) ce sont des chapitres assez longs. Qui dit chapitres longs dit généralement léger manque de rythme, à moins que... Si on n'a pas ici le côté "speed" que j'affectionne tant, on a cependant une montée en puissance de la tension et cette construction permet de porter la tension si palpable à son paroxysme. La "lenteur" devient donc rapidement une pression psychologique sur le lecteur et à partir de là je ne peux qu'adhérer à 200%. Ça coule tout seul et les parties que j'aurais volontiers raccourcies un peu (au départ) prennent alors tout leur sens.

Des personnages forts ? Non ! Très puissants !!!

Deux personnages féminins que tout oppose. La jeune femme forte, dominatrice, manipulatrice. Et la jeune femme faible, au bord du gouffre, paumée après une séparation, mais une jeune femme qui ne demande cependant qu'à renaître... Deux enfances malmenées. Deux destins si éloignés et pourtant si proches. Une rencontre (fortuite ?). Tout va venir se mêler, s'emmêler et nous piéger avec force et saveur.

L'auteure nous balade allègrement avec ces deux femmes (et le jeune homme du milieu, celui sans qui tout serait si différent, celui qui a souffert aussi...). Elle nous malmène, les maltraite, nous manipule, les utilise (de façon souvent malsaine). Bref, Patricia Hespel joue à la fois avec eux (ses personnages) et avec nous (ses lecteurs) pour nous mener ensemble dans une histoire sordide. Une histoire prenante. Une histoire que l'on ne peut lâcher avant le mot final.

Un thriller psychologique comme je les aime...

Manipulée de A à Z, j'ai pris un plaisir immense dans cette lecture. Un premier roman ? Eh oui ! Pourtant on sent déjà la maîtrise de la plume, de la montée en puissance, le trait qui fait d'un auteur un bon auteur, un auteur que l'on a de suite envie de suivre dans ses aventures ! Ce roman a été récompensé par le "prix suspense psychologique 2017" et je comprends aisément pourquoi ! C'est de la bombe ! Du bonheur en barre ! Meilleur qu'un bon mojito au bord de la piscine (oups, désolée je m'égare ! Eté et chaleur obligent ^^).

Franck Thilliez himself a dit "un thriller implacable". Pas mieux ! Rien à rajouter si ce n'est: à lire d'urgence !



Éditions: Les Nouveaux Auteurs (Avril 2017)
256 pages
19€95
4ème de couv'


Deux jeunes femmes, deux destins. D'un côté, Emmy, une jeune femme dépressive, fragilisée par les aléas de la vie et, de l'autre, sa voisine, Léna, une battante sûre d'elle qui va vite tenir la première sous son emprise et lui proposer un pacte singulier. Au fil des mois et de cette amitié atypique, un pacte venimeux et addictif s'articule autour de leur longue descente aux Enfers...


La gagnante du Prix du Suspense Psychologique 2017 présidé par Franck Thilliez. 

jeudi 22 juin 2017

"Ne dis rien à papa" François-Xavier Dillard (Belfond)



Un viol. Une famille (quasi) entièrement assassinée sauvagement en Australie. Des médecins tués en France dans des souffrances atroces.

Une base en béton armé !

Pas mal non comme entrée en matière ? Et si on en rajoutait une couche... Un secret de famille gardé précieusement enfoui !

Eh bien voilà, avec tout cela on a des bases en béton armé pour un excellent thriller. Un thriller qui dépote grave. Un thriller qui déchire sa race ! Ce n'est plus un secret pour personne, j'aime fort les thrillers qui "déménagent", eh bien là j'ai été servie ! Grandement servie ! "Ne dis rien à papa": 1 - Sandra: 0 ! Vaincue par KO ! Uppercut sévère et direct au tapis !

Un rythme effréné...

Bon évidemment pour que ça dépote il faut du rythme ! Pas de soucis, on y va pied au plancher ! Dans ce roman à tiroirs où plusieurs histoires s'emmêlent (pour mieux se rejoindre) tout va vite, très vite ! François- Xavier Dillard nous balade dans une danse de mots endiablée. Des mots terrifiants qui vous prennent aux tripes et vous font trembler d'effroi (et d'horreur parfois).

Aucun temps mort. Des chapitres assez courts qui maintiennent le cap de la vitesse. Un train d'enfer qui fait que l'on ne peut lâcher ces pages qui se tournent presque contre votre gré et vous enfoncent peu à peu dans le pire cauchemar que vous puissiez imaginer.

Un thriller psychologique de haut vol...

Ici difficile de parler de suspense intense (encore que la fin est impossible à imaginer). En effet on devine assez rapidement le lien entre les différentes histoires (grâce aux indices distillés par l'auteur, avec une certaine parcimonie malgré tout). Le suspense existe, certes, mais il n'est pas le point le plus fort du récit. Ce roman trouve sa perfection dans le côté psychologique qui va crescendo et dans son issue poignante, diabolique, effrayante. Dans sa narration aussi qui vous glace le sang, vous dresse les cheveux sur la tête, vous fait trembler de bout en bout De la première à la dernière scène...

Claque assurée ! Foncez !



Éditions: Belfond (15 juin 2017)
320 pages
18€50


4ème de couv'

L'instinct maternel est l'arme la plus puissante au monde. Surtout quand on la retourne contre ses propres enfants. 
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante. 

Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix... 

Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister. 

vendredi 27 janvier 2017

"Les filles des autres" Amy Gentry (Robert Laffont - La Bête Noire)




Derrière des couvertures splendides se cachent parfois des livres d'une platitude sans nom. Eh bien l'inverse est vrai aussi ! Derrière une couverture pas franchement à mon goût, pour ne pas dire peu attrayante (tout est subjectif hein ?!), j'ai trouvé une véritable pépite à côté de laquelle j'ai bien failli passer !

Un énième thriller psychologique ?

Oui et non ! Oui parce que c'est bien de cela qu'il s'agit, mais non parce que ce n'est pas le énième du genre ! Il sort clairement du lot ! Il se démarque de façon... remarquable ! Et ce grâce à une construction originale. Je savais que La Bête était douée pour "dégoter" d'excellents auteurs français, elle est également douée pour nous importer de très bons premiers romans venus directement d'outre-Atlantique !
Amy Gentry est clairement une auteure que j'aimerais suivre dans l'avenir !

Une intrigue classique mais...
Un traitement original !

Julie disparaît de chez elle à l'âge de treize ans. Sa famille survit tant bien que mal... Huit ans plus tard on sonne à la porte: Julie est de retour...
Mais ne perdons pas de vue qu'il s'agit là d'un thriller psychologique donc Julie est-elle vraiment Julie ? Que s'est-il passé durant ces huit années écoulées ?

C'est avec une intrigue classique qu'Amy Gentry démarre son roman. C'est avec une construction particulière qu'elle va se démarquer ! Elle s'impose grâce à un style original alternant entre passé et présent de façon atypique, mettant en exergue un suspense qui va crescendo. Le mot suspense prend ici tout son sens et on comprend très vite pourquoi "roman à suspense" est porté sur la fameuse couverture !

Le présent c'est une famille qui veut y croire. Le présent c'est Julie. Le présent c'est une mère, une mère qui doute. Le présent c'est un véritable flou artistique !

Le passé ce sont différents personnages, des tranches de vie sordides "jetées" sur le papier (attention rien de péjoratif dans le terme, c'est fait de façon extrêmement intelligente !). Le passé c'est la partie du roman que vous recevez en pleine figure. Des horreurs que vous recevez comme des gifles et pourtant vous tendez l'autre joue. Le passé c'est un véritable patchwork improbable qui va vous faire douter de tout !

Là où l'art de l'auteure entre en jeu...

Cette dans cette trame, qui peut paraître décousue au premier abord, que le talent d'Amy Gentry va se révéler. Elle ne laisse rien au hasard: chaque mot, chaque phrase, chaque chapitre, a son importance et le tout, pris dans sa globalité, est une véritable pépite du genre !

À aucun moment le récit ne tombe dans le mélo, il est même traité de façon assez froide, presque dérangeante. C'est désarmant et agréable à la fois ! Pas noyée dans une surdose d'empathie servie par un auteur avide de vous en mettre plein les mirettes, pas ensevelie sous des tonnes d'émotions à ne plus savoir qu'en faire, j'ai passé un excellent moment avec "Les filles des autres". Ces filles que l'on raye après chaque utilisation... Parce que oui ! La couverture prend tout son sens à la fin ! Pas esthétique certes mais peut-être nécessaire...

À lire absolument !


4ème de couv'

ÊTES-VOUS BIEN CERTAINE DE CONNAÎTRE VOTRE FILLE ?
D'AILLEURS, EST-CE VRAIMENT LA VÔTRE ?


À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu'une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c'est Julie.
Passé la surprise et l'émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu'un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n'osant s'avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne...

AVEC AMY GENTRY, VOUS ALLEZ REDÉCOUVRIR LE SENS DE L'EXPRESSION " ROMAN À SUSPENSE ".

lundi 10 octobre 2016

"Je sais pas" Barbara Abel (Belfond)




Un livre de Barbara Abel se solde toujours de la même manière chez moi , par un immense "WOUAHOU" ! Et ce dernier ne fait pas exception à la règle. J'irais même jusqu'à dire qu'il entre dans mon top trois de l'auteure (avec "Duelle" et "Derrière la haine"). "Je sais pas" ? Si, je sais: "Je sais pas" est une bombe !

Et si on parlait un peu de ce que nous réserve la douce (ou pas !) Barbara... Avec ce livre elle a quand même réussi à me faire détester une gamine de cinq ans, m'infliger une torture psychologique hors pair, et me retourner comme une crêpe au final que je n'ai pas vu venir ! Pas mal non ?

Comment haïr une gamine de cinq ans ?

Bon, soyons honnête, dans la "vraie vie" on a tous croisé LA gamine "tête à claques" ! Mais, quand cette gamine "tête à claques" passe par la plume de Barbara Abel, alors là elle devient carrément ignoble ! On la déteste, on l'achèterait pour la gifler, bref la "gueule d'ange" devient vite un vrai démon. Là est toute la force de l'auteure: parce qu'il n'y a pas que cette gamine que j'ai détesté dans ce livre, je peux même avouer que TOUS les personnages m'ont fait cet effet là ! Aucun n'a trouvé grâce à mes yeux ! 

Une torture psychologique hors pair...

Comment aimer un livre me direz-vous si on en déteste tous les personnages ? Eh bien penchez-vous simplement sur un livre de Barbara (et bien évidemment celui-ci en particulier) et vous le comprendrez aisément ! Elle axe tout sur la psychologie et ne fait aucun cadeau, aucune concession, donc tout est là pour déstabiliser le lecteur ! 

Envie de secouer la gamine, envie de savoir ce qu'il adviendra de l'institutrice (que vous apprendrez également à ne pas aimer mais quand même ! Elle ne peut pas finir comme ça, on n'est pas des monstres...), envie de hurler sur les pères, envie de secouer les mères (enfin pour une, pour la seconde c'est l' envie d'essayer de comprendre, tout en se disant que c'est juste impossible).Voilà la liste de toutes les envies que j'ai eues en lisant ce roman ! Ca secoue les tripes, ça remue les neurones et ça vous percute de plein fouet jusqu'à...

Un final qui vous retourne !

Que dire du final ? Ben rien évidemment vu que vous allez vous jeter sur ce livre pour le connaître et que je ne suis pas là pour vous le révéler ;-).

Je peux donc juste vous dire qu'on ne le sent pas venir, qu'il vous laisse sur le cul avec cette sensation (agréable) de vous être fait manipuler de A à Z par celle que j'ai surnommé, depuis longtemps déjà, la reine belge du thriller psychologique.  Une vraie réussite avec au rendez-vous: suspense, tension, haine et surprise.



Editions: Belfond (octobre 2016)
304 pages
19€90



4ème de couv'

Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar. 
Une enfant de cinq ans a disparu. 
Que s'est-il passé dans la forêt ? 
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme. 
Pourtant, ne dit-on pas qu'une figure d'ange peut cacher un cœur de démon ?