Une vie dans des pages

lundi 26 décembre 2016

"Ubiquity" Lionel Behra (Rebelle Editions)



Une envie folle de perdre votre latin dans un roman ? C'est donc lui qu'il vous faut ! Mais attention, trop de trop, parfois, c'est un peu trop...

Un héros (ou anti-héros) à la personnalité complexe ?

Si on parlait de Brian, le personnage central de ce roman ? Plus perturbé que cet homme on ne fait pas ! Tout au long de ma lecture, il m'a fait passer par des stades allant d'une extrême à l'autre: de la peur à la pitié, de la haine à la compassion, de l'angoisse à la tristesse. L'auteur a joué très fort la carte des émotions et a bien réussi son coup !

Un lettre de menace, des cadavres qui jalonnent l'histoire, une vie chamboulée qui devient rapidement le quotidien de Brian, mais...

Coupable ou innocent ?
Manipulé ou manipulateur ?

Ces questions vont rapidement prendre place dans votre cerveau. Cet homme, doit-on le plaindre ou l'accabler ? Promis vous allez passer de l'une à l'autre de ces théories sans même vous en apercevoir ! Et, bien entendu, vous n'aurez jamais une réponse claire (sauf à la fin, cela va sans dire !). Lionel Behra trace un chemin semé d'embûches qui ne vous laissera aucun répit ! La tension va crescendo et il devient vite impossible de lâcher ce roman. Connaître la fin devient une idée fixe...

Un livre tordu mais assez bien ficelé...

Tordu c'est le moins que l'on puisse dire en refermant ce livre ! Mais où l'auteur a-t-il bien pu aller chercher tout ça ? Les chemins sont si sinueux que l'on s'y perdrait presque (mais non, pas de panique ! On est bien guidé !). L'intrigue est plutôt bien faite et d'une grande complexité mais c'est là où le bât blesse un peu... L'histoire est prenante, les personnages bien travaillés mais... n'est-ce pas un peu trop tordu pour aboutir à une fin crédible ? Clairement si ! La fin est on ne peut plus inattendue (et bonne malgré tout) mais on y perd en crédibilité à mon sens. Cependant, en ouvrant un thriller, je ne m'attends pas non plus à y trouver un truc qui pourrait m'arriver dans la vraie vie alors pourquoi pas ?...

Suspense garanti. Bon rythme. Manipulation intense. A lire même si l'on a parfois du mal à y croire ! 



Editieur: Rebelle éditions (mai 2016)
278 pages
18€


4ème de couv'

Il est là. Tout près.
Il m’épie, me menace..
Il sait tout de moi, même mes secrets inavouables.
Il veut se venger et s’en prend à mes proches.
La police commence à me suspecter car toutes les preuves semblent me désigner.
Elles sont si irréfutables que je commence moi-même à douter.
Et si les flics avaient raison ? Et si, finalement, cet homme ... c’était moi ?

dimanche 11 décembre 2016

"Tabous" Danielle Thiery (Flammarion)




Je ne suis pas une "spécialiste" des livres de Danielle Thiery vu que je ne l'ai découverte que l'an dernier avec "Dérapages", mais je me suis déjà bien habituée à ses personnages et à son ambiance donc ce fut avec un certain plaisir (voire un plaisir certain) que je me suis plongée dans ce roman.

"Tabous"...

Définition: "dont on ne doit pas parler, par crainte ou par pudeur."

Un titre bien énigmatique donc ! Un sujet qui est le thème du livre mais on ne peut pas en parler ? Comment faire ? Comptez sur Danielle Thiéry pour vous aider à comprendre ! Mais quels sont ces tabous qui seraient, dans la logique, le moteur de l'histoire ? Bien entendu je ne vais pas vous livre la réponse sur un plateau car ce n'est qu'à la fin que ce titre prendra tout sons sens ! Ce n'est qu'à la fin que toute la puissance du livre est révélée et ce n'est que du bonheur ! 

Un vrai sac de nœuds...

Pas question ici d'un livre qui file à 200 à l'heure. La montée se fait en douceur, l'auteure joue avec nos nerfs et ne livre son jeu que par petites doses successives. La pression monte de façon insidieuse, on ne la voit pas arriver et pourtant elle s'installe imperceptiblement, au point que, sans le savoir, on est pris dans des filets et on devient totalement accro ! Pire qu'une drogue légère dont on ne peut se défaire alors qu'on la croyait inoffensive...

Loin du "turn-over" on est dans le domaine de la torture psychologique et quand on est un peu maso (comme moi) c'est du tout bon !

De la simplicité à la complexité...

Les faits de départ sont simples: une jeune femme disparaît avec sa fille. Banal. (Sans être péjoratif hein ! Banal parce qu'on est dans un polar donc il faut au moins une disparition ou un cadavre !).

Seulement voilà, rapidement un bien étrange personnage, au surnom non moins étrange: Truc, vient se greffer dans l'histoire, un chapitre par ci par là lui étant consacré. Mais quel lien peut-il bien avoir avec la disparition ? Et la famille des victimes, est-elle tout à fait nette ? Des secrets peut-être... Des "tabous" sûrement...

Danielle Thiéry pose ses fondations pierre après pierre et enferme progressivement son lecteur dans une prison qui n'a rien de doré. Une prison certes imaginaire mais l'impression d'être prisonnier de ses lignes se fait vite sentir. L'auteure sait où elle va (heureusement 😉), mais nous, lecteurs, on n'a pas la moindre idée de l'endroit où elle va nous emmener, et ce jusqu'au final !

Une histoire bien ficelée que l'on ne peut lâcher qu'une fois le dernier mot posé ! 




Editions: Flammarion (septembre 2016)
352 pages
20€


4ème de couv'


A quelques jours de Noël, Celia Laporte et son bébé de quatre mois disparaissent brutalement d'une maternité. Le père de l'enfant, issu d'une puissante famille iranienne, est introuvable. L'affaire est complexe. La Pj de Bordeaux décide d'appeler en renfort , l'OCRVP de Paris. Edwige Marion, la directrice du service, se rend immédiatement sur place avec son équipe et la jeune psychocriminologue Alix de Clavery. C'est l'occasion pour la nouvelle recrue, spécialiste des crimes sur enfants, de s'imposer face aux priori, et de faire ses preuves sur le terrain. lors que l'enquête des forces de police se heurte à la puissance es tabous, Alix va découvrir une vérité plus terrifiante encore.

samedi 26 novembre 2016

"Les sept stigmates" Jean Dardi (City)



Des victimes toutes plus différentes les unes que les autres, mais un seul mode opératoire: égorgement. Paris tremble. On est en août et les effectifs du 36 sont plutôt limités...

Un thriller classique mais pas que...

Attention , ne voyez rien de péjoratif dans le terme "classique". Bien au contraire même, car ça fait parfois du bien de savoir où l'on va, sans prise de risque, sans prise de tête. Juste foncer dans une valeur sûre...

Rien de tarabiscoté ici, juste un bon polar qui se lit tout seul. Un livre sympa qui nous apporte ce que l'on attend d'un thriller: du rythme, une intrigue qui tient la route, une vraie ambiance et bien entendu des meurtres bien "croustillants". Imaginez un pseudo justicier qui déciderait de punir ceux qui ont péché... Eh bien vous avez là le point de départ de l'histoire !

J'ai dit "mais pas que"...

Là on vient de voir le côté classique de la chose: des meurtres, un assassin, des flics qui lui courent après ! Seulement avec Jean Dardi il y a un MAIS, et c'est lui qui va faire toute la différence ! En effet l'auteur a su créer une vraie ambiance sympa, à la limite du comique (voire de la dérision) avec des personnages hors du commun, hors norme, hauts en couleur et au final très attachants. Son 36 quai des Orfèvres est on ne peut plus atypique. Quelle que soit l'image que vous avez de ce mythique 36, je vous garantis que vous ne pouvez vous attendre à cela ! C'est juste du bonheur en barre !

Je ne vais pas vous énumérer tous les personnages que vous allez rencontrer mais promis vous n'allez pas vous ennuyer ! Surtout avec Maurice ! Maurice le boulet, celui qui réfléchit tout haut dans un français plus qu'approximatif, mais le boulet qui obtient quand même de bons résultats ! Quant aux autres... Non, non, n'insistez pas, j'ai dit que je n'en dirai pas plus, à vous de voir et ça vaut le détour !

Un livre qui vaut donc le détour... 
(je me répète mais j'aime bien !)

Je ne vous promets pas là du grandiose ni LE livre de l'année, ce n'est d'ailleurs pas la prétention de l'auteur, mais je vous assure qu'avec ce roman vous allez passer un très bon moment de lecture. Pas de prise de tête (je l'ai déjà dit aussi ? Tant pis je me répète encore !), de l'humour à la pelle, un rythme qui va crescendo et des personnages... non là je ne me répète plus j'en ai assez parlé !

La plume de Jean Dardi est très sympathique et pour toutes les raisons que j'ai énoncées plus haut, faites un détour par "Les sept stigmates". Avec Gio et Maurice vous ne vous ennuierez pas, avec l'intrigue vous lirez un vrai bon petit thriller comme je les aime (et vous aussi je le sais). Je vous assure même qu'à la fin vous y aurez tellement pris goût que vous en redemanderez et que vous attendrez avec impatience la suite des (mes)aventures de nos héros ! Un petit goût de reviens-y fort agréable !


 et demi !



Editeur: City Editions
346 pages
18€50

4ème de couv'

Paris connaît une vague de crimes sans précédent. Une jeune secrétaire, un imam, un rappeur, un assassin, un voleur... Tous retrouvés égorgés. Aucun lien apparent, si ce n'est ce mystérieux message reçu par chacune des victimes quelques jours avant leur mort. La psychose s'installe. En haut-lieu on panique, on trépigne, on menace. Au 36 Quai des Orfèvres, en plein mois d'août, il ne reste guère que le commissaire Giovanni Dell'Orso, qui ne batifole pas sur les plages. En pleine déprime, il hérite donc de cette affaire qui s'avère particulièrement délicate. D'autant que, des bas-fonds de Paris aux arrondissements les plus chics, le tueur franchit progressivement toutes les limites. Y compris celles de sa folie meurtrière...

lundi 21 novembre 2016

"Charade" Laurent Loison (Nouvelles Plumes)





Y a-t-il des âmes sensibles parmi vous ? Normalement pas trop chez les lecteurs de thrillers mais, au cas où, voici un petit avertissement (pour la sauvegarde de vos nuits): passez votre chemin parce que ça va saigner et pas que ! J'ai le cœur bien accroché et pourtant je l'ai parfois eu au bord des lèvres ! Alors vous voila prévenus...

"Gore est un euphémisme indécent."

Au moins l'auteur est honnête, il nous prévient relativement rapidement ! Mais je n'avais pas attendu cet avertissement pour m'en apercevoir ! Et comme tout déboule à 200 à l'heure, les scènes à la limite du supportable reviennent assez régulièrement. Le gore pour le gore me dérange un peu personnellement, mais là je dois avouer que c'est plutôt pas mal pour le bien de l'intrigue (à défaut d'être pour le bien de nos nuits !) donc ça passe ! Comme ce livre est écrit avec beaucoup d'intelligence et de rigueur je me suis même régalée (enfin sauf pendant certaines scènes... Je parle dans la globalité de l'histoire) !

Des meurtres plus sordides les uns que les autres sont perpétrés à Paris (sadisme assuré, et assumé, par Laurent Loison, il ne nous épargne rien dans l'horreur...). Le 36 (quai des Orfèvres évidemment !) met son meilleur flic sur le coup, le spécialiste des affaires les plus sombres: le commissaire Florent Bargamont. Charge à lui, et à son équipe, de résoudre l'enquête du tueur à la charade et de le mettre au plus vite hors d'état de nuire... Inutile de vous dire que cela ne va pas être chose aisée. Surtout si l'on se retrouve dans une "guéguerre" de flics, quand l'un d'eux veut tirer la couverture vers lui...

Une construction originale...

Dans ce genre de thriller il n'est pas commun de connaître le dénouement avant même d'avoir lu le début. Un choix original de l'auteur donc. Même s'il ne nous révèle pas véritablement le nom de l'assassin ni les raisons des meurtres, il nous en apprend pas mal sur le final. Ou du moins c'est l'impression que l'on a... 

Je dois avouer que j'ai trouvé cela un peu déstabilisant au départ mais on s'habitue finalement assez vite et le suspens ne perd rien avec cette entrée en matière originale. Bien au contraire j'ai même envie de dire ! Car deux questions arrivent rapidement à l'esprit: "Comment ?" et surtout "Pourquoi ?". J'ai donc vu d'un autre œil ce qui m'avait légèrement déstabilisée et du coup c'est devenu un super atout pour la suite ! La tension n'en est que plus forte et l'intrigue y gagne en intensité.

Un premier roman réussi...

Les meurtres s'enchaînent à une vitesse effrénée. L'enquête piétine. L'assassin se joue des flics en leur infligeant, en plus de l'horreur, une énigme indéchiffrable, une charade pour le moins intrigante (et insoluble sans l'intervention de l'auteur)... Les rebondissements arrivent à point nommé et le final est étonnant, détonnant !

Pour un premier roman je suis assez surprise car j'ai trouvé des personnages bien campés, à la psychologie bien travaillée (il faut dire qu'il y a matière, surtout avec Florent !). l'intrigue est rondement menée et la tension va crescendo, comme on aime dans un bon thriller. Ce n'est pas forcément le livre parfait mais c'est de la bonne came ! Un petit bémol cependant: moins de scènes gores ça m'aurait aidé à mieux dormir (et l'histoire n'en aurait pas souffert pour autant à mon sens).

Une réussite donc qui mérite que l'on retienne ce nom: Laurent Loison. 

 et demi !



Editeur: Nouvelles Plumes 
425 pages
19€50

4ème de couv'

Il laisse derrière lui des cadavres de jeunes femmes atrocement torturées et de mystérieux messages. Ce cruel et terrifiant tueur en série est pourtant traqué par le meilleur flic du 36, le commissaire Florent Bargamont, et une brillante criminologue, Emmanuelle de Quezac.

jeudi 17 novembre 2016

"Aurore de sang" Alexis Aubenque (Robert Laffont - La Bête Noire)016)



Il y a un an, en parlant du premier opus "Tout le monde te haïra", j'ai dit un truc du genre "ça va vous sauter à la figure". Forcément, ce livre m'avait sauté en pleine tronche! Un vrai coup de cœur comme je les aime ! Inutile de dire donc que j'attendais beaucoup de cette suite... Déçue ou pas ? Lisez la suite et vous verez 😛

Nimrod / Tracy... Un duo toujours aussi efficace !

Pour ceux qui n'auraient pas suivi mes conseils l'an dernier et lu "Tout le monde te haïra", voici une petite info: il vient de sortir en format poche aux éditions J'ai Lu ! Sympa l'info non ? Cependant pas de panique pour ceux qui ne l'ont pas lu, vous pouvez aussi lire celui-ci indépendemment !!!

En ce qui me concerne le retour de Nimrod et Tracy, tant attendu, s'est merveilleusement bien passé ! Eh oui j'ai adoré ! Quelle joie de retrouver ce tandem: le flic borderline, abîmé par son enfance, et cette nana, mère au foyer, qui assure grave dans toutes les situations ! Je vous garantis qu'une fois de plus Alexis Aubenque ne les épargne pas dans les épreuves. Il leur fait affronter le pire et par là même met vos nerfs à fleur de peau. Inutile d'espérer dormir et lâcher ce livre ne serait-ce qu'un seul instant !

Une double intrigue pour un double "trip"...

"Chacun sa route, chacun son chemin" (inutile de me remercier pour la chanson dans la tête, c'est cadeau ! 😉)

Nimrod est contacté par son ex. Le fils de cette dernière semble avoir été enlevé par son père et être retenu dans une secte. Attention danger évidemment !
Quant à Tracy, elle doit enquêter sur la mort d'un homme retrouvé mort en forêt (cadavre un peu bouffé par les bébêtes d'Alaska !). Non moins dangereux comme enquête...

Mais que serait ce duo devenu quasi mythique pour moi s'il devait rester séparé ? Une sorte de Rick Hunter sans Dee Dee McCall ? Un Starsky sans Hutch ? Bref, impossible à imaginer ! Donc, même si les chemins sont séparés au départ, ils vont inévitablement se retrouver, ces deux là ne sont jamais vraiment loin l'un de l'autre ! Et l'alchimie devient vite contagieuse, au point de ne pas épargner le lecteur qui ne pourra que les "coller aux basques" dès le début. L'intrigue, ou plutôt les intrigues, vont vous scotcher sur votre canapé tant c'est flippant et... orgasmique ! Du grand, du très grand thriller !

Aurores boréales... Rêve ou cauchemar ?

Bienvenue en Alaska en pleine saison des plus belles aurores boréales du siècle ! Vous avez envie de rêver ? Eh bien c'est raté ! Passez votre chemin si c'est le cas parce que là c'est le cauchemar assuré. Quand White Forest est de nouveau sous les feux de la rampe ce n'est pas pour une promenade de santé...

On a droit à tout: secte, sexe, sang, drogue, meurtres... Rien ne vous sera épargné ! Et le plaisir dans tout cela n'en sera que plus intense !

Sans trop d'hémoglobine cependant, mais avec une tension réelle et palpable, Alexis Aubenque nous offre une fois de plus un thriller dont il a le secret: une merveille ! Ses personnages sont forts et travaillés en profondeur (surtout Nimrod dont la psychologie est poussée à l'extrême !). L'ambiance monte vite, au point d'atteindre rapidement des sommets vertigineux. Les intrigues sont parfaitement menées et atteignent un paroxysme inimaginable. Aucune fausse note à déplorer, aucun bémol qui viendrait entacher le tout. Bref, du tout bon (parfait) sur toute la ligne !

Même conclusion donc que pour "Tout le monde te haïra": 
"Tu prends une ligne de ce livre et t'es fichu ! Obligé de te shooter jusqu'à la dernière (ligne), et une fois terminé ? Eh oui, c'est le manque assuré, la crise d'angoisse, le cri du cœur : Alexis la suite viteeeeeeeeeeee !!!!" ! Surtout que là, sérieux, tu m'as grave énervée avec une fin pareille  ! 



Editeur: Robert Laffont
Collection: La Bête Noire (novembre 2016)
368 pages
20€

4ème de couv'


Même en Alaska, vous ne pourrez échapper aux démons du passé. 
En cette fin d'été, les aurores boréales du siècle ont commencé à apparaître dans le ciel de White Forest. À deux jours du pic lumineux, et alors qu'il s'apprête à réintégrer la police, Nimrod Russell voit revenir dans sa vie Judith Gibbons, une ex-petite amie. Le mari et le fils de cette dernière ont disparu sans laisser de traces...
Dans le même temps, le corps d'un homme est retrouvé à moitié dévoré par les bêtes en pleine forêt, non loin du chalet d'un milliardaire philanthrope. La lieutenante Tracy Bradshaw est chargée de l'enquête avec Nimrod. Elle va bientôt réaliser que l'enfer n'est pas qu'un mythe biblique...
Après Tout le monde te haïra, finaliste du prix polar en séries 2016, une nouvelle enquête de Tracy Bradshaw et Nimrod Russell. 

" Le plus américain des auteurs français ! " Jean-Edgar Casel, librairie La Griffe noire, Saint-Maur.
" Alexis aubenque explore les noirceurs dissimulées au fond de l'âme humaine. " Page des libraires, Marc Rauscher, librairie Majuscule Birmann, Thonon-les-Bains

lundi 14 novembre 2016

"La musique des ténèbres" Eric Bony (City Editions)



Ou le retour de Thomas Cazan... 

J'ai découvert Thomas dans le précédent opus de l'auteur "Le tombeau du diable" et c'est avec délectation que je l'ai suivi dans cette nouvelle aventure ! En effet ce mec est plutôt sympathique ! Bien que journaliste pour un magazine qui traite de tout ce qui peut être surnaturel, il reste rationnel (enfin un peu) et se refuse à devenir un charlatan qui écrirait n'importe quoi pour vendre un papier. Et pourtant il se retrouve une fois de plus embarqué dans une histoire qui n'a rien de tout à fait conventionnel, ni même rien de rationnel (et pourtant tout n'est pas si faux si l'on en croit l'auteur...)... Étrange serait le mot qui conviendrait le mieux à cette histoire...

Un thriller ésotérique mais pas trop...

Eric Bony écrit là son deuxième thriller ésotérique mais il le fait de façon simple, comme la première fois. Attention j'ai bien dit simple, pas simpliste ! Ok on part du XIVème siècle et de sa chasse aux sorcières, on revient rapidement à nos jours avec ce "chant de la sorcière" (qui est des plus intrigants...), mais l'auteur ne nous perd pas dans des époques différentes, avec des mots simples il nous mène par le bout du nez (et des nerfs) à travers une course contre le temps, jalonnée de cadavre et d'horreurs diverses...

Le côté ésotérique est présent mais pas omniprésent. Les personnages et l'intrigue ne se retrouvent pas écrasés par un mysticisme trop envahissant. Il y a la juste dose, ni trop ni pas assez, et c'est ce qui fait la force de ce roman !

Un livre sans répit...

Dès le départ les scènes s'enchaînent sans le moindre répit. Les morts et l'enfer pour les personnages se succèdent sans relâche pour le plus grand plaisir du lecteur qui se laisse guider de façon machiavélique, en apnée tout au long des pages. Parfois un manque de crédibilité se fait sentir (et pourtant !!!) mais si au final tout s'éclaircissait ? 

Le fait est cependant que pour lutter contre une poignée de pseudo savants fous qui veulent mettre au point une arme redoutable, Thomas et sa nouvelle coéquipière improvisée vont devoir tout mettre en œuvre pour les en empêcher. Quitte à risquer leur propre vie...

Un plus indéniable...

Dans le premier opus j'avais déploré un certain manque de surprise, ce qui est dommageable à un bon thriller. Avec ce second roman Eric Bony a rectifié le tir et nous offre un roman bien plus abouti ! Bravo !

Quant à ses personnages ? (Point primordial en ce qui me concerne pour faire un bon roman). Ils sont bien campés, attachants ou pas, c'est selon ! Les gentils sont totalement gentils (ou pas...), les méchants sont atrocement méchants (ou pas...), et tous ont une vraie personnalité bien travaillée. 

L'intrigue est bien menée. Le suspense et la tension se battent la priorité tout au long du roman. Ça vous prend aux tripes, vous met parfois le cœur au bord des lèvres et vous entraîne vers un aller simple pour l'enfer ! Une belle réussite qui attend juste confirmation avec un troisième roman (enfin là il s'agit juste d'un souhait, on ne me souffle rien dans l'oreillette à ce sujet là... A moins que...😉)

Petite précision: il n'est pas nécessaire d'avoir lu "Le tombeau du diable" avant d'appréhender "La musique des ténèbres", il peut parfaitement se lire comme un "one-shot".




Éditeur: City Édition (Août 2016)
351 pages
18€90

4ème de couv'



Un scientifique se jette par la fenêtre de son appartement parisien. Sur son torse, on découvre des lettres gravées à l'encre sanglante, un message destiné à Thomas Cazan, le journaliste spécialisé dans les affaires étranges. Au même moment, un autre chercheur est retrouvé mort devant l'immeuble où habite sa fille Agnès. Ce vieil excentrique, mis au ban de la communauté scientifique, s'était toute sa vie passionné pour une ancienne partition de musique qui aurait le pouvoir de tuer... C'est le début d'une étrange aventure pour Thomas et Agnès qui décident de collaborer pour lever le voile sur les circonstances de ces morts tragiques et mystérieuses. Une enquête au cours de laquelle sociétés secrètes, multinationales et scientifiques sans scrupules n'hésiteront pas à faire couler le sang pour s'approprier le secret de la "musique des ténèbres"...

vendredi 11 novembre 2016

"Les âmes rivales" René Manzor (Pocket)



Comment ça je vous ai déjà parlé de René Manzor il n'y a pas longtemps ? Bon ok, mais je vous en reparle quand même ! Son premier roman "Les âmes rivales" vient de sortir chez Pocket et je vous garantis qu'une fois encore il serait dommage de passer à côté ! Parce que dans un genre différent c'est aussi un coup de cœur !

Lire deux livres coup sur coup d'un même auteur peut s'avérer être un peu dangereux (risque de comparaison, risque de déception après un coup de cœur énorme pour "Dans les brumes du mal"). Mais comme je suis une nana qui aime le risque j'ai foncé quand même ! Et devinez quoi ? Ô miracle (attention le miracle n'est pas dû à une intervention divine mais au talent de l'auteur) ! J'ai encore une fois Adoré !

Un premier roman ? Non sérieux ? Vous êtes sûr ?

Je suis partie dans cette aventure en me disant que je ne devais surtout pas faire de comparaison. Je lisais un premier roman et ne devais pas l'oublier. 

Pour la comparaison aucun risque vu que ce n'est pas du tout le même genre de livre, on est ici dans une sorte de thriller qui n'en ai pas vraiment un, dans un roman fantastique qui a des allures thriller plutôt, voire même bien plus que cela...

Quant au fait que ce soit un premier roman j'ai... comment dire ? Pas un doute vu que c'est un fait avéré, mais pourtant la sensation que René Manzor a fait cela toute sa vie: écrire ! Evidemment c'est bien ce qu'il a fait, mais il écrivait pour le cinéma, pour la télé, et c'est bien différent de se retrouver seul face à des pages blanches dans lesquelles on a le droit de mettre tout ce que l'on veut sans avoir de directives ! Eh bien pour un premier exercice il s'en sort avec brio ! Rares sont les premiers romans aussi aboutis qu'il m'ait été donné de lire !

Un mélange de genres...

Comment classer ce livre ? Impossible ou presque ! On a bien quelques codes du thriller (promis le suspense il vous en offre à la pelle ! Les frayeurs aussi !), on a également quelques codes du roman fantastique (des âmes qui traversent les siècles et prennent possession de différents corps vous appelez ça comment vous ?), mais on est surtout dans une magnifique aventure romanesque où l'Amour domine. Il est présent dans chaque ligne, presque dans chaque mot... 

C'est certes parfois assez terrifiant mais c'est si beau ! L'Amour au-delà du temps et de l'espace, au-delà des siècles et des lieux... Mais la rivalité est là et bien là: une femme pour deux hommes, c'est juste impossible ! Et c'est là que tout devient effrayant pour le lecteur...

Un livre magique ! Un livre splendide ! 

Je ne vais pas m'évertuer à vous raconter un peu l'histoire, la 4ème de couv' le fait bien mieux que moi:
"L'ultime duel de deux âmes rivales lancées à la poursuite de la même femme."
Voilà, vous connaissez le sujet ! Et je vous garantis que sur les deux âmes une est prête à tout pour conserver son âme sœur, en faire sa propriété absolue et inaliénable. C'est donc de là que part le côté thriller. Tuer n'est pas interdit pour Jahal lorsqu'il s'agit de garder Cassandre pour lui seul... Suspense et tension seront vos alliés du début à la fin !

Ce livre est une pépite, un petit bijou littéraire et je ne peux que vous recommander de filer rapidement chez votre libraire préféré pour l'acheter !




Editions: Pocket (octobre 2016)
384 pages
6,95€


4ème de couv'


La Nouvelle-Orléans, 1975. Dans la pénombre de l'église, une fillette supplie le prêtre de l'ai-der : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s'appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots... la fillette s'enfuit. Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n'acceptera jamais de rival...