Une vie dans des pages

mardi 6 janvier 2015

"Blizzard, Le secret des Esthètes" Pierre Gaulon (Mnémos éditions)




4ème de couv'
 
Dans le lointain Nord, tout autour d’une cahute, s’étendent à perte de vue forêts enneigées et pics glacés. Blizzard, l’un des rares magiciens survivant d’une guerre encore fraîche et son protégé Chasseur y vivent entre retraite et exil loin d’un royaume maintenant pacifié d’une main de fer par l’Inquisiteur. Jusqu’au jour où une redoutable phalange les attaque sans raison. Jusqu’au jour où la même troupe ravage entièrement le village de Iak, dresseur de tigre des glaces. Les voilà jetés sur les routes, consumés par le désir de vengeance et la volonté de comprendre. Leur périple les confrontera à des secrets qui ébranleront tout ce qu’ils croyaient savoir.
 
Mon avis
 
Heroic Fantasy ??? La profane que je suis dans ce genre littéraire a commencé, avant d'ouvrir ce livre, à faire une petite recherche Wikipédia: "L'heroic fantasy, ou merveilleux héroïque, est un genre littéraire qui présente un récit héroïque dans le cadre d'un monde merveilleux."
 
Ok ! Je n'étais pas beaucoup plus avancée, alors quoi de mieux pour découvrir ce nouveau genre (pour moi) que de suivre Pierre Gaulon sur ses terres lointaines et étranges ?
 
Bienvenue donc dans le septentrion de Bankors ! Un pays lointain et froid, le pays où vivent Blizzard et Chasseur, après avoir dû fuir le régime de l'Inquisiteur, un tyran qui règne avec une main de fer sur Hasfar, après une guerre sanguinaire...
 
"Bankors n'attirait la convoitise de personne. Désolée, aride et mortelle. Les trois adjectifs qui la désignaient n'avaient rien de réjouissant."
 
Blizzard est un mage (eh oui, dans ce monde "merveilleux" les mages existent, et ils ne sont pas les seules créatures étranges d'ailleurs...). Chasseur, lui, est son jeune protégé au destin fabuleux qu'il ignore, mais auquel il va devoir faire face avec courage ! Parce que Blizzard est capturé par l'Inquisiteur sans lui avoir fait la moindre révélation sur ce destin qui l'attend.
 
De contrées en contrées et de rencontres en rencontres, plus étonnantes les unes que les autres, il va devoir affronter des hommes, des créatures et des combats bien difficiles pour un jeune homme qui ne sait pas du tout à quoi s'en tenir, ni même en qui mettre sa confiance...
 
"La magie était l'unique point de repère dans ce monde, le seul élément perceptible par leur particularité."
 
"Blizzard, Le secret des Esthètes" est le premier tome d'une trilogie, un tome dans lequel l'auteur pose tous ses personnages, les gentils comme les méchants (et les gentils parfois méchants ou vice versa !). Il nous emmène dans des paysages somptueux, à couper le souffle (tant par leur beauté que par le froid immense qui s'en dégage). Montagnes grandioses, tunnels secrets et cités dévastées par la tyrannie d'un seul homme, tel est ce voyage que Pierre Gaulon nous offre !
 
Entre magie blanche et magie noire, il nous fait vivre une aventure atypique et fabuleuse ! Un récit servi par cette écriture que je connaissais déjà (mais dans sa partie thriller avec "La mort en rouge" et "Noir ego"), cette écriture que j'aime et qui me fait toujours vibrer tant chaque mot est choisi, chaque détail posé au bon endroit pour amener un suspens toujours grandissant et se terminer dans une apothéose magique !
 
Vous pensiez que j'allais vous parler des Esthètes ? Eh bien non ! Pour savoir qui est ce peuple si particulier ouvrez "Blizzard" et laissez vous porter par les vents froids de cet auteur qui nous réchauffe toujours le cœur par la qualité de ses écrits ! Ce voyage vous ne le regretterez pas: parce que les personnages sont attachants, parce que les paysages sont magnifiques et parce que l'histoire en vaut vraiment la peine !
 
Juste une indication sur les Esthètes cependant: il s'agit d'un peuple qui magnifie tout ce qu'il touche, comme Pierre Gaulon le fait avec les mots...
 
 


 

dimanche 4 janvier 2015

"Les morsures du passé" Lisa Gardner (Le livre de poche)




4ème de couv'

Dans un quartier populaire de Boston, cinq corps sont retrouvés gisants. Il s’agit des membres d'une même famille. Tous une balle dans la tête, le père respire encore faiblement. De toute évidence, cet homme couvert de dettes a décidé d'assassiner les siens avant de se donner la mort. Appelée sur les lieux, l'enquêtrice D. D. Warren comprend immédiatement que l'affaire est plus compliquée qu'il n'y paraît : sur la table du dîner, six couverts avaient été dressés...

Mon avis

Un opus avec l'enquêtrice DD Warren !

Trois femmes, trois destins...

Lisa Gardner mène son récit au travers de la vision de trois femmes, les personnages principaux.
Il y a  Victoria, la maman d'un petit garçon aux graves troubles psychologiques et terriblement violent...
Il y a Danielle, l'infirmière d'une unité pédopsychiatrique au passé bien perturbé (seule rescapée du massacre de sa famille par son père)...
Et il y a DD Warren, une des enquêtrices fétiches de l'auteure ! DD qui va devoir faire le lien entre les différents protagonistes de l'histoire pour réussir à boucler l'affaire sur laquelle elle travaille...

Une histoire à couper le souffle...

Entre meurtres de familles entières et enfants violents, parce que atteints de graves maladies mentales, Lisa Gardner livre ici un thriller hors pair ! A la fois violent physiquement mais aussi psychologiquement, "Les morsures du passé" est un véritable page-turner que l'on ne peut refermer avant la toute dernière page !!!

"Il y a des morceaux de soi qu'on ne peut plus jamais retrouver une fois qu'on y a renoncé."

Et là, des morceaux, on en laisse ! D'une part parce que le sujet touche un point sensible (la violence ingérable de ces enfants malades), mais aussi parce que l'auteure dépeint les personnages avec une extrême précision, la psychologie n'est pas laissée au hasard, elle est très travaillée, on sent bien les recherches sur le sujet. Tel un chirurgien de l'âme, elle dissèque tout avec brio et c'est ce qui fait la plus grande force de ce livre.

Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains...

Le style est particulièrement "speed", on ne voit pas passer les presque 600 pages et les amateurs du genre (dont je suis) ne peuvent qu'en être ravi ! Chaque fois que la tension semble retomber, un nouvel élément se présente et la fait remonter à son paroxysme ! Ce livre est à la fois haletant, passionnant mais aussi ,parfois, dérangeant (le fil conducteur n'y est pas pour rien...).

Un livre à lire donc, mais à ne pas mettre entre toutes les mains !

 

dimanche 28 décembre 2014

Mon Top 10 de l'année 2014



Cette année 2014 a été riche en lecture, je vais donc me contenter des 10 livres qui m'ont le plus marquée dans ceux sortis dans l'année ! Sinon la liste serait un peu trop longue ;)

  • La palme d'or revient à Myra Eljundir avec sa trilogie "Kakeb" !



Mon avis sur cette fabuleuse trilogie !



 Puis sans classement par ordre de valeur...
  •  Franck Thilliez avec "Angor"

 
 


  • David Khara avec "Une nuit éternelle"


Mon avis
  • René Manzor avec "Celui dont le nom n'est plus"


Mon avis
  • Fabio Mitchelli avec "La compassion du diable"

 
 

  • Maud Mayeras avec "Reflex"



  • François-Xavier Cerniac avec "Les gardiens de Dieu"

 


  • Pierre Gaulon avec "Noir ego"

 
 

Mon avis chez Laetitia blog Au pouvoir des mots
  • Claire Favan avec "Apnée noire"



  • Ingrid Desjours avec "Tout pour plaire"

 
 

Mon avis



Et une mention spéciale hors liste, parce que ce n'est pourtant pas trop mon genre de lecture habituellement, mais ce fut pourtant un vrai coup de cœur...Je veux parler de "La chambre d'Hannah" de Stéphane Bellat ! Une histoire magnifique...


 


lundi 22 décembre 2014

"La mort des bois" Brigitte Aubert (Editions Points)


 
4ème de couv'
 
Malade, Élise est privée de tout mouvement, de la parole et de la vue. Les jours défilent sans espoir d'aucun contact avec autrui, jusqu'à ce que Virginie, sept ans, s'approche et lui délivre un terrible secret: un tueur d'enfants rôde, elle l'a vu à l'œuvre. Lorsque les médias confirment ses dires, l'incapacité d'Élise à communiquer revêt un tout autre enjeu...
 
Mon avis
 
A la suite d'un attentat, Élise se retrouve clouée dans un fauteuil roulant: tétraplégique, aveugle et muette (rien que ça !). Sa vie, depuis l'accident, est donc d'une monotonie à toute épreuve, jusqu'à sa rencontre, totalement par hasard, avec la petite Virginie. Virginie est une gamine de 7 ans qui semble avoir une imagination débordante... Elle lui raconte des histoires de meurtres de petits garçons, emportés par un assassin qu'elle a surnommé "La mort des bois".
 
Réalité ? Affabulation ? En tout cas Élise entre rapidement dans le cercle de Virginie, au milieu de ses parents et de leurs amis, et sa vie se transforme en un véritable enfer !!! Les meurtres sont bel et bien réels, mais quel est le rôle de la petite Virginie dans tout ça ? Elle va mener, en pensée comme elle ne peut communiquer avec personne, une véritable enquête pour tenter de démasquer le meurtrier...
 
Tour à tour on va soupçonner tous les protagonistes de ce microcosme dans lequel on évolue, échafauder toutes les théories possibles, mais, comme dans tout bon thriller qui se respecte, il est bien évident que la solution n'arrivera qu'à la fin, et qu'elle sera évidemment bien différente de tout ce à quoi on a pu imaginer !
 
L'intrigue est très bonne et bien menée, avec un suspens et une tension grandissante de page en page. L'auteur a une très jolie plume et elle manie un humour (noir) avec brio ! Un exemple ?
 
"L'idéal, ce serait des enterrements sans mort, mais voilà, c'est rare."
 
Angoissant, palpitant, mais aussi poignant car on s'attache à la détresse d'Élise, sans jamais tomber pour autant dans le mélo, parce que le style de Brigitte Aubert ne s'y prête pas !
 
Un thriller psychologique sans aucun temps mort que je ne peux que conseiller. Pas un chef d'œuvre certes, mais un très bon moment de lecture !!!

mardi 16 décembre 2014

"Des pas sous la cendre" Laurent Scalese (Pocket)




4ème de couv'

C'est la plus belle série de braquages parisiens de ces dernières années. Un magot considérable, amassé non sans armes, certes, mais sans violence. La meneuse du groupe, celle que les journaux ont surnommée " La Casseuse du Siècle ", est entourée d'une aura sulfureuse et romantique, qui emporte aussi l'admiration du capitaine Sage Gardella, du 36. C'est même une dangereuse fascination que la suspecte exerce sur le flic. Au point qu'au énième hold-up, qui fait des victimes, la situation dérape et tourne à la guerre entre policiers, criminels et amants maudits – dont il ne pourrait rester qu'un tas de cendres...
 
Mon avis
 
Des braquages à tout va qui sèment la terreur dans Paris...
 
Isabelle, "la casseuse du siècle" (chef de la bande de braqueurs) et Sage, flic du 36, indien par son père...
 
Et voilà ! Tous les ingrédients sont là ! Une enquête policière et une romance que rien ne devrait laisser présager..
 
"Sage songea à son mariage qui ne tenait plus que par un fil, à son job qui ne lui procurait plus guère de plaisir."
 
Un peu léger ? Pas temps que ça ! Je vous rassure ! Parce que Laurent Scalese peut se contenter d'un scénario léger pour faire un roman fort sympathique. Suspens et tension sont présents du début à la fin et les personnages sont extrêmement bien décrits (même si parfois j'ai déploré un côté un peu trop caricatural, un peu de "trop" qui enlève une certaine crédibilité...). L'auteur a cependant voulu surprendre et il a réussi son pari dans le récit !
 
J'avais apprécié sa plume dans "L'ombre de Janus" et ce fut un plaisir de la retrouver. Simple et concis, il sait où il veut nous mener sans que nous, lecteurs, n'ayons la moindre idée de l'endroit où l'on va ! Et ce jusqu'à un final pour le moins surprenant ! Une agréable lecture donc mais une légère déception due (et ce n'est pas la première fois que cela m'arrive) à "l'étiquette" sur la couverture... Non ce n'est pas un thriller mais bel et bien un roman à suspens, un polar. Je trouve dommage que ce mot "thriller" soit apposé si facilement sur certains livres, un mot qui fait vendre ? Dommage car je l'aurais encore plus apprécié sans cette "fausse étiquette"...

lundi 8 décembre 2014

"Monster" Patrick Bauwen (Le livre de poche)




4ème de couv'
 
Paul Becker a ouvert une unité de soins d'urgence en Floride et consacre peu de temps à sa femme et son fils. Une nuit, un policier lui amène un patient blessé, menotté, nu et aux membres anormalement longs et souples. Une fois cet étrange patient soigné, le téléphone qu'il a oublié sonne : Paul répond... c'est la pire erreur de sa vie, qui tourne alors au cauchemar.
 
Mon avis
 
"L'avantage d'avoir tout perdu, c'est qu'on peut aussi tout tenter, non ?"

Une histoire choc...
 
Comment la vie d'un honnête médecin, marié, un enfant, peut-elle basculer dans l'horreur du jour au lendemain ? Simplement en répondant à un coup de fil sur un téléphone qui ne lui appartient même pas...
 
"Monster" est certes l'histoire de la chute libre d'un homme dans l'horreur la plus absolue, un cauchemar sans nom, mais pas que... Il y a aussi en trame de fond un trafic d'enfants et un réseau pédophile, mais je tiens à préciser que jamais l'auteur ne tombe dans le scabreux, rien n'est décrit de façon indécente, tout est simplement suggéré (je le précise pour les personnes qui pourraient être gênées par ce genre d'histoire, moi la première, parce qu'ici rien ne peut ne pas être lu sous peine de choquer ! L'auteur est bien trop subtil pour tomber dans ce genre de travers dérangeant !) 
 
Un style "chic"
 
Patrick Bauwen adopte ici un style un peu particulier, il alterne entre la première et la troisième personne. Certes c'est du déjà vu, et là n'est pas la véritable originalité ! Là où il se démarque du lot c'est quand la narration se fait à la première personne, avec Paul qui s'adresse directement au lecteur, à nous. L'exercice est périlleux et il le réussit avec brio car on se trouve du coup dans la même urgence que celle que vit ce médecin qui perd tout et qui doit faire face à cette nouvelle vie faite de la quête de la vérité ! Il n'a pas le temps de se perdre en conjecture et il nous amène avec lui dans cette course folle contre la montre. Les révélations tombent alors les unes après les autres, telles des météorites que l'on prendrait en plein figure !
 
Les chapitres sont courts, on ne lit plus donc, on court un véritable marathon (pour un pavé de 600 pages la comparaison me paraît adaptée !). Non seulement on veut franchir la ligne d'arrivée pour connaître le fin mot de l'histoire, mais on veut aussi battre son record car ce n'est pas seulement pour notre petit plaisir personnel que l'on veut ce mot de la fin, on le veut aussi et surtout pour Paul, un personnage attachant, sympathique et troublant...
 
Un livre du coup... chic et choc !
 
Chic parce que le style de l'auteur est totalement addictif.

Choc parce que Patrick Bauwen joue avec nous, avec nos nerfs, il nous mène par le bout du nez et nous manipule, et ce pour notre plus grand plaisir ! Et quand je dis qu'il nous manipule, c'est un doux euphémisme ! Parce que jusqu'à la toute dernière ligne de la toute dernière page on n'est pas au bout de nos surprises !!!
 
Si je devais comparer ce livre à quelque chose, ce serait à un tour dans les montagnes russes: quand on pense que ça se calme un peu, eh bien on se trompe, parce que l'instant d'après on retombe dans un précipice enivrant ! Inutile de dire donc que l'on ressort de ce thriller avec la tête à l'envers et l'estomac en vrac !!!
 
Machiavélique. Cauchemardesque. Haletant. Reste plus qu'à faire une (toute) petite pause (histoire de respirer un peu quand même, j'en ai besoin...) et se replonger dans cet univers avec "Les fantômes d'Eden", la suite venant de paraître aux éditions Albin Michel...

lundi 1 décembre 2014

"Le rituel de l'ombre" Giacometti / Ravenne (Pocket)




4ème de couv'

Rome. Une archiviste du Grand Orient est assassinée lors d'une soirée à l'ambassade de France, suivant un rituel qui évoque la mort d'Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie. À Jérusalem, un archéologue en possession d'une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire. Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon, et son équipière, Jade Zewinski, se trouvent confrontés aux tueurs d'une confrérie nazie occulte, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie.

Mon avis

Entre franc-maçonnerie et confrérie nazie, c'est un véritable parcours initiatique que dépeignent Eric Giacometti et Jacques Ravenne dans ce récit ésotérique. Pour la profane que je suis cette découverte de rituels secrets a été particulièrement sympa. Je ne connaissais strictement rien à la franc-maçonnerie, je suis légèrement plus éclairée à présent, après avoir "visité" différentes loges et "assisté" à différents rituels maçonniques.

"A la vérité, il n'y avait aucun secret dans la description de ce rite, tous les profanes pouvaient s'acheter en librairie l'un des milliers d'ouvrages recensés sur la maçonnerie et qui décrivaient en long, en large et en travers ce rituel."

Dès les premières pages on entre dans l'Histoire, celle dont on n'aime pas trop se souvenir mais que l'on ne doit jamais oublier: la seconde guerre mondiale et la montée du fascisme (avec même un passage sur Dachau et ses horreurs). Cette page de l'Histoire étant le point de départ d'une machination effrayante.

Ce n'est un secret pour personne que l'ennemi numéro un du régime nazi (outre les juifs) était la franc-maçonnerie. C'est une page du passé qui revient dans ce livre en première position, au travers de meurtres commandités par une société occulte, la société Thulé (ancêtre des nazis).

Giacometti et Ravenne ne sont pas avares de recherches, on apprend beaucoup de faits historiques avérés qu'ils nous livrent dans cet opus. Ce fut donc une lecture riche sur le plan culturel, riche et terrifiante !

Le commissaire Antoine Marcas, frère maçon, et Jade Zewinski, militaire attachée à l'ambassade de France à Rome, mènent l'enquête et nous mènent sur un chemin ésotérique assez plaisant mais...

Oui, il y a un mais... J'ai trouvé beaucoup de longueurs dans ce livre, beaucoup de descriptions, certes intéressantes, mais un léger condensé aurait été plus léger et plus facile à lire... L'intrigue est bien présente et plaisante, mais elle reste assez lente à mon sens, je préfère quand ça "bouge" un peu plus...

Marcas est cependant plutôt attachant et je me suis laissé dire que plus on avance dans l'œuvre de Giacometti et Ravenne, plus ça devient bon, alors je ne vais pas m'arrêter là et poursuivre avec "La conjuration Casanova" !