Une vie dans des pages

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lundi 20 novembre 2017

"L'appel du néant" Maxime Chattam (Albin Michel)


Attention, le nouveau Chattam vient de sortir, la suite de la série Ludivine Vancker ! (Donc troisième volet après "La conjuration primitive" et "La patience du diable"). Conclusion je lâche ma lecture en cours et je fonce... dans le mur ! 

Alors tout n'est évidemment pas dans le titre, on ne se trouve pas dans le néant artistique mais dans une histoire qui ne répond pas à mes attentes (tout étant bien entendu subjectif) !

Un début prometteur...

Ludivine est dans de sales draps ! Enlevée par un psychopathe et enfermée, on craint le pire pour elle... Un début à la Chattam, comme je les aime ! Ça part bien, très bien même et ce pendant les 2/3 du roman. Du pur bonheur, un roman fort, un suspense insoutenable et la chute arrive...


Eh bien non, au 2/3 du roman (environ), on se dit que c'est terminé et que ça valait le détour, mais CE N'EST PAS FINI ! Et c'est là que ça se complique... Comme si le dernier tiers était de trop...

Tout en alternance de temps (Ludivine dans le pétrin d'un côté, et l'enquête qui l'a menée là d'un autre côté). On vit une enquête prenante avec un tueur en série féroce. Puis en toile de fond une enquête de la DGSI apparaît quand le tueur et certaines de ses victimes sont soupçonnés d'actes terroristes, ou du moins d'être des maillons de filières islamistes. Crédible et pas mal...

Et puis vlan...

Quand j'ouvre un livre de Chattam, surtout quand il s'agit du troisième volet d'une série que j'aime bien, je n'attends pas un roman de société... L'actualité on la vit au quotidien, ce n'est pas dans un Chattam que je la cherche !

Eh bien c'est pourtant ce qu'il nous livre en fin de roman. Un cours d'actualité. Un cours en bonne et due forme sur l'islamisme intégriste, sur la façon d'enquêter et là tout devient sérieusement rébarbatif ! Une série de poncifs usante et peu crédible (sinon c'est inquiétant...). Ce n'est pas du tout ce que j'attendais ! 

J'ai eu clairement l'impression du coup de démarrer l'aventure dans une berline confortable et rapide pour terminer ma route à bicyclette... Et quitter une autoroute pour des chemins de campagne m'a profondément dérangée !

Bien mais sans plus... Décevant sur la fin...





4ème de couv'

Tueur en série... Traque infernale. Médecine légale. Services secrets. ... Terrorisme. La victoire du Mal est-elle inéluctable ? Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.

jeudi 9 novembre 2017

"Love murder" Saul Black (Presses de la Cité)




Ma première rencontre avec Saul Black s'était soldée par un magnifique coup de cœur pour son livre "Leçons d'un tueur'. Saul Black le retour, je l'attendais donc avec impatience ! Et là...

Un livre aussi ambigüe que son titre...

Love... Murder... Bizarre non comme association ? Mais pas tant que ça quand on sait que l'on a un couple de tueurs: elle en prison, lui dehors, reprenant ses meurtres sordides après six ans d'abstinence. 

Elle c'est Katherine Glass, et c'est Valérie Hart qui l'a arrêtée. Lui c'est l'Arlésienne, personne ne peut le saisir... Mais Valérie reprend l'enquête pour en finir avec cette histoire de meurtres qui la hante, quitte à se brûler les ailes en essayant de se faire aider par Katherine, grande manipulatrice devant l'éternel...

Plutôt sympa non comme point de départ ? Des meurtres bien glauques, une ancienne meurtrière derrière les barreaux qui semble prête à aider une flic... Oui mais... 

Bon, point positif avant tout: je suis allée au bout (chose que je ne fais jamais quand je n'aime pas un livre), donc ça prouve que l'intrigue reste prenante, cependant il y a un gros point négatif qui fait que je ressors de ce livre déçue !

Aussi passionnant qu'ennuyeux...

Argfff oui, là ça commence à piquer un peu... Et c'est aussi ambiguë que le titre ! Mais cela peut facilement s'expliquer: le scénario est excellent, la mise en scène est ennuyeuse (parfois à mourir). Belle idée de départ mais trop de longueurs dans la façon de la présenter, on se perd facilement dans les retours en arrière provoqués par les rencontres (fastidieuses) entre Katherine et Valérie, on perd le fil de l'intrigue qui du coup perd toute sa puissance. Bref: flop sur ce point !

Malgré tout j'ai tenu bon car une scène centrale relance les choses, une scène anxiogène comme je les aime. Une scène qui a eu le mérite de rebooster mon intérêt et m'a poussée à poursuivre...

Et au final ?

Eh bien la fin est explosive et inattendue, j'ai donc bien fait de poursuivre. Cependant cette lecture reste mi figue mi raisin, pas de quoi me laisser un souvenir impérissable.

Je ne parle jamais des livres que je n'aime pas particulièrement, là je fais une exception car je suis persuadée qu'il peut plaire à des gens craignant moins que moi les longueurs.

A lire donc si vous aimez particulièrement les livres au côté psychologique un peu lent...




Editeur: Presses de la Cité (Octobre 2017)
400 pages
22€


4ème de couv'

" Souviens-toi de son visage. C'est le dernier que tu verras. "
Une nymphe à la beauté inquiétante, Katherine Glass, patiente dans le couloir de la mort pour avoir torturé puis assassiné une dizaine de femmes. Mais son partenaire dans le crime, l'Homme au masque, court toujours... Et six ans après les meurtres, il recommence à tuer. Valerie Hart, l'inspectrice à qui l'on doit l'arrestation de Katherine, est décidée à enfin clore le chapitre. Pour parvenir à ses fins, elle est même prête à rendre visite à la vénéneuse détenue – cette femme qui éveille en elle des pulsions dangereuses et semble lire dans l'intimité de son couple. 

Avec cette nouvelle enquête de Valerie Hart, intrépide femme flic et fumeuse impénitente, Saul Black renouvelle son tour de force : emporter le lecteur dans une course-poursuite qui mêle humour, intelligence, suspense et tourments de l'âme.

mardi 7 novembre 2017

« Le tueur au miroir » Fabio M. Mitchelli (Robert Laffont - La Bête Noire)



Attention !!!! Cet avis contient un spoiler pour les personnes n'ayant pas lu « Une forêt obscure » ! Cependant, même s’il est dommage de passer à côté de cette pépite, cette lecture n’est pas indispensable pour aborder « Le tueur au miroir » (elle est juste préférable...).

Fabio, un auteur qui ne cesse de monter...

Avec « La compassion du diable » j’ai cru Fabio Mitchelli au sommet de son art. GROSSE ERREUR !!! Quand j’ai lu « Une forêt obscure » j’ai bien été obligée de revoir ma copie et de reconnaître que ce premier « sacré putain de bon bouquin » n’était que le début d’une fabuleuse ascension.

Et voici maintenant que « Le tueur au miroir » pointe le bout de son nez... C'est malin du coup car je ne sais plus quoi dire ! Ce roman est si travaillé, si abouti, que je serais tentée de me lancer dans un commentaire dithyrambique du genre « Fabio Mitchelli est arrivé sur la plus haute marche du monde du thriller ! », seulement je ne vais pas m’y risquer car je sais l’auteur capable de me surprendre encore ! Restons donc prudente: ce roman est un nouveau « sacré putain de bon bouquin » (Pardon pour ce mot doux devenu une institution entre Fabio et moi) qui se situe encore un cran au dessus de ses précédents « bébés ».

En fait Fabio c’est comme un bon vin, il faut savoir le laisser vieillir pour en apprécier toutes les saveurs (littéraires s’entend): au fil des livres sa plume s’intensifie, son style s’épure et la psychologie inhérente à ses histoires s’affine ! Bref, cela est juste un véritable délice littéraire !  (Tu noteras, cher Fabio, que je te laisse donc une jolie marge de manœuvre pour me surprendre de nouveau...).

Fabio, une marque de fabrique...

Cette marque de fabrique est simple: s’inspirer de tueurs ayant réellement existé pour construire une intrigue totalement fictive (sauf que la base, elle, est bien réelle, d'où le côté extrêmement anxiogène qui en découle). Ici nous partons donc avec le « Killer Photographer » (William R. Bradford) et croyez-moi, il est aussi flippant dans ses traques que dans la mise en scène de ses crimes ! Un sacré challenge pour Louise Beaulieu que de l’arrêter, d’autant qu'il va... (mais là chut ! À vous de voir !). 

Mettre fin à ses agissements deviendra rapidement sa seule préoccupation, quitte à se perdre en chemin...

« Carrie veut catcher Singleton... Elle compte sur mon aide, et Singleton veut m’aider sur l’affaire du tueur au miroir. Tout ça commence à me filer la chienne ! »

Fabio, des personnages forts...

Eh oui, non seulement on retrouve Louise Beaulieu mais également Carrie Callan, les deux femmes flics déjà présentes dans « Une forêt obscure ». Carrie est relativement posée (mais déterminée) cette fois-ci. Louise est toujours aussi solitaire et borderline, et c’est elle qui va se retrouver sur le devant de la scène. Elle et... Daniel Singleton, un dangereux tueur en cavale (cf le précédent opus). Le duo (duel ?) Louise/Daniel, flic/tueur, fonctionne à merveille ! À l’instar du « Silence des agneaux » (une scène d’ailleurs n’est pas sans rappeler un autre duo célèbre: Hannibal et Clarisse). 

C’est donc un dangereux psychopathe qui va aiguiller Louise dans ses recherches afin de la mener vers l’issue qu’elle souhaite (ou pas...). Mais le risque encouru est grand pour notre femme flic, celui de se perdre en chemin et de se retrouver face à un passé difficile à regarder en face !

Je ne vais pas m’étendre que l’enquête qui est magistrale et bien menée car au delà de celle-ci et du suspense qui va crescendo, c’est à mon sens dans le duo flic/tueur que l’intrigue puise toute sa puissance jusqu’à un final apocalyptique. Le soin apporté à la psychologie de ce duo est si intense que les sentiments ressentis en deviennent paradoxales. J’ai tellement été happée par ce tandem que j’ai quasiment réussi à oublier qui était Singleton et je l’ai presque apprécié (de la même façon que j’ai pu d’ailleurs apprécier Hannibal Lecter). Fabio joue tellement bien avec ses personnages qu’il en arrive à manipuler ses lecteurs comme des poupées de chiffon. Un vrai travail d’artiste !!!

Vous l’aurez donc compris, au delà du bijou ce livre est un joyau (et je pèse mes mots ! VRAIMENT !). La preuve en est que c’est la première fois de ma vie que je lis un livre deux fois et sans en avoir zappé un seul passage, un seul mot. Ce livre je l’ai vu naître, un peu comme un bébé sortant du ventre de sa mère et il était beau ! Puis je le retrouve façon « sortie de la maternité », tout bien repassé (ben oui un bébé c’est un peu frippé à la naissance...), tout propre (passons sur la comparaison ici !) et c’est un véritable enchantement ! Merci Fabio pour ta confiance qui dure maintenant depuis un bon moment, merci d’avoir fait de moi la « bêta baby-sitter » de tes romans (et pardon à vous qui me lisez de glisser cette touche personnelle dans un avis public, il fallait que j’en le fasse !)

En un mot ce livre est MAGISTRAL ! Un vrai coup de foudre ! Alors forcément je ne peux que vous conseiller vivement de passer au delà du miroir...


Editeur: Robert Laffont (Novembre 2017)
Collection: La Bête Noire
384 pages 
20€

4ème de couv'
 

" Je n'ai fait que leur donner un instant de gloire. " Willy B. Richardson, alias William R. Bradford (1948-2008), le " Killer Photographer ".
Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s'empare de ce qu'il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d'éclats de miroir et un morceau de peau découpé.
Pour piéger celui qu'à Montréal on appelle déjà " le tueur au miroir ", il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull.
Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés... Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l'impensable : des liens entre l'enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu'elles ont traqué ensemble un an auparavant.

" Un thriller intelligent et addictif ! " Pascal Jaubert, librairie Jaubert, Riez-la-Romaine.
" Mitchelli fait tourner une machine diabolique. " Patrick Cargnelutti, quatresansquatre.com
Ce thriller est librement inspiré des meurtres commis par William R. Bradford, condamné aux États-Unis en 1988.

mercredi 6 septembre 2017

"Viens mourir avec moi" Karen Sander (Albin Michel)



Le titre en dit déjà long... alors évidemment personne (dans la catégorie lecteur je précise !) ne devrait mourir à la fin mais petite promesse au passage: votre cœur risque d'avoir quelques "loupés", alors souhaitons qu'il soit bien accroché !

Un livre à 200 à l'heure !

Ça ne file pas croyez moi ! Ça dépote sévère ! Aucun temps mort, une tension à son paroxysme du début à la fin, un suspense bien maintenu (même si l'on devine aisément certaines choses, la tenue en haleine reste forte). Un thriller de fou comme je les aime !

D'entrée de jeu l'auteur nous annonce un mort dans un établissement pénitentiaire pour mineurs. Seize ans plus tard les cadavres s'amoncellent dans l'entourage plus ou moins proche de Liz Montario (profileuse et psychologue) et un tueur en série sévit, tuant de façon cruelle (le mot est faible !) des femmes "pas tout à fait femmes"... Sympa non comme entrée en matière ? 

De "vrais" personnages !

C'est le commissaire Georg Stadler qui va "se coller" à l'enquête et il va la mener avec Liz. Cette enquête va les entraîner au bout de l'enfer, dépassant de loin tout entendement ! Et croyez moi ce n'est que du bonheur !!!

Au delà des meurtres bien sordides et d'un suspense à couper le souffle, Karen Sander met de vrais personnages aux commandes de son roman. Travaillés, soignés, forts, ils vont vous faire passer un moment de folie en leur compagnie et vous n'aurez aucune envie de les laisser filer à la fin ! Une très belle réussite qui donne envie de retrouver ces deux là rapidement pour de nouvelles aventures ! (Chose prévue...)

Pas le thriller du siècle mais...

Soyons clairs ! Ce n'est pas le thriller du siècle non plus ! C'est le genre de livre qu'on a déjà lu (rien de hautement surprenant dedans), mais il est très bien ficelé, tout ce qu'on demande à un thriller est présent donc toutes les conditions sont réunies pour un moment de lecture... frissonnant ! Très bon livre !!!


Editions: Albin Michel (mai 2017)
388 pages
21€50

4ème de couv'

Düsseldorf. Une avocate est retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Le meurtrier a glissé une minuscule poupée nue dans le ventre de sa victime, comme un message à déchiffrer. Ce modus operandi n'est pas sans rappeler une récente affaire au commissaire Georg Stadler, qui sollicite l'aide de Liz Montario, psychologue et profileuse reconnue. Liz accepte de collaborer. Mais très vite, elle devient la cible de menaces et de lettres anonymes émanant de quelqu'un qui en sait apparemment long sur elle. Lorsqu'une de ses amies subit le même sort que les précédentes victimes, Liz doit se rendre à l'évidence : l'homme qui la poursuit et le tueur recherché sont une seule et même personne. Un thriller vertigineux, best-seller en Allemagne, qui révèle un duo à suivre.

lundi 10 juillet 2017

"Retour à River Falls" Alexis Aubenque (Milady Thriller)



Malgré le nombre impressionnant de livres écrits par Alexis Aubenque, je n'en suis personnellement qu'à mon cinquième, et la trilogie River Falls n'en fait pas (encore) partie. Pas de panique donc, on peut très bien lire "Retour à River Falls" sans être au fait de la vie de Mike Logan et de Jessica Hurley ! On peut même prendre un pied d'enfer en les découvrant !!!

Une enquête, deux duos... de choc !

Si je ne devais retenir qu'un seul point fort dans ce roman ce serait le charisme et la psychologie des personnages ! C'est juste parfait !

Mike Logan - Jessica Hurley.  Le shérif, la profileuse. Deux métiers opposés pour ce couple uni dans la vie mais qui suit des pistes si différentes sur le terrain !

Marion Barnes - Stephen Callahan. Une jeune stagiaire et un vieux routard. Deux journalistes. Deux façons d'aborder une enquête ! Sans compter sur les petits secrets que chacun trimbale dans sa besace...

Et voilà comment avec un seul meurtre (au départ évidemment !), on se retrouve dans une enquête complexe. Fortiche le Alexis pour nous proposer autant de points de vue pour un élément simple à la base (enfin en apparence bien entendu...). Il nous balade de page en page sans jamais nous perdre mais en nous laissant penser à chaque fois que la solution on la tient ! Juste parce qu'on a plus d'affinité avec l'un ou l'autre des personnages... Mais la solution ne viendra à vous qu'à la fin et manipulés tout le long vous serez !

Meurtres, pédophilie, et j'en passe !

Que serait un thriller sans sa touche de glauque et de sordide ? Sans aucun doute une œuvre totalement insipide... Eh bien ici aucun risque ! Le mot fade ne peut en aucun cas s'appliquer car ça dépote du début à la fin ! Certes les cadavres ne sont pas très nombreux  (juste ce qu'il faut), mais derrière il y a une véritable trame bien sordide qui touche à tout ce qui dérange: meurtres de très jeunes filles, pédophilie, et autres (je ne veux pas trop en dire...). Une fois commencé ce roman est impossible à lâcher !

Je me répète donc: fortiche le petit Alexis ! Il sait maintenir son lecteur en haleine et le manipuler comme un pion sur un échiquier. Il maintient tension et suspense jusqu'au bout et c'est excellent !

Fortiche mais agaçant !!!

Je ne peux décemment pas faire uniquement des louanges à l'auteur ! Il faut bien que je rétablisse une vérité: il m'énerve !

Je m'explique ! Alexis Aubenque est un auteur qui sait merveilleusement bien écrire mais il sait aussi compter ! En tout cas jusqu'à trois (pas mal quand même non ? 😋) !!! Du coup il faut qu'il le fasse savoir et il écrit tout par trois ! Ce mec c'est le roi de la trilogie ! Vous voyez où je veux en venir quand je dis qu'il m'énerve ? Eh oui ! Là encore on part sur une trilogie alors il va falloir attendre pour avoir la suite et c'est là que je pousse un GRRRRRRRR agacé ! Juin 2018 c'est loin !!!

Ceci dit ce thriller vaut l'attente qu'il provoque: rythmé, surprenant, bien mené, des personnages au top, un roman à lire incontestablement en cet été 2017 !





Editions: Milady (Juin 2017)
Collection: Thriller
480 pages 
7€90

4ème de couv'

En ce début d'été, River Falls, petite ville des Rocheuses, est le lieu idéal pour les amoureux de la nature. Mais quand des randonneurs découvrent dans une grotte le corps nu d'une jeune fille tenant son propre coeur entre ses mains, la peur s'empare des habitants.

Tout juste réélu pour un nouveau mandat de shérif, Mike Logan comprend que le temps lui est compté avant qu'un nouveau meurtre n'ait lieu. Avec l'aide de la lieutenante Lindsay Wyatt, son nouveau bras droit, il s'intéresse au Big Circus : un cirque dont chacun des membres ferait un coupable idéal.

Comme à son habitude, la compagne de Logan, la profileuse Jessica Hurley, met en doute cette théorie. Elle sait, d'expérience, que la piste la plus évidente est rarement la meilleure...
De son côté, Stephen Callahan, journaliste de guerre, a décidé de revenir sur les terres de son enfance. En proie à des démons intérieurs, il s'installe dans le manoir de sa soeur, qui élève seule ses trois enfants depuis l'étrange disparition de son mari.

lundi 19 juin 2017

"Sharko" Franck Thilliez (Fleuve Noir)



Deux ou trois questions à l'auteur me taraudent depuis longtemps, peut-être que si je les pose j'aurais des réponses... Je me jette donc à l'eau: "Monsieur Thilliez, vos nuits se passent comment ? Sereines ? Peuplées de scènes plus horribles les unes que les autres ? Et dans vos journées, les gens ne vous fuient pas trop ? Vous ne leur faites pas trop peur ? Non parce que sérieux, quand on écrit des choses pareilles on doit en faire flipper plus d'un 😛"

Bon, trêve de plaisanterie ! Parlons un peu de ce livre, qui envoie évidemment du lourd, mais avec le Monsieur on a l'habitude maintenant...

Du pur Thilliez comme... Je l'adore !

Cela ne fait aucun doute, avec "Sharko" on se retrouve avec du Thilliez pur et dur (mais rien que le titre le laisser présager !). Si je devais donner une définition de "Thilliez pur et dur" ce serait à peu près ça: de l'hémoglobine (ben là coco tu vas être servi !!!), une intrigue à couper le souffle (pas mieux ! on l'a aussi), une dose de scientifique limite crédible (et pourtant... parce que le Monsieur il sait de quoi il parle et il n'invente pas tout !). 

Mais le "Thiliez pur et dur" c'est aussi et surtout celui qui te met la tête à l'envers, l'estomac en vrac et qui fait de tes nuits de très longs moments de solitude tant tu as du mal à oublier certaines scènes avant de t'endormir !

Et, pour finir, du "Thilliez pur et dur" ce sont des personnages forts, parfaitement campés, des personnages auxquels tu t'attaches même si parfois ils t'effraient un peu.

Eh bien voilà, toute la définition du terme on l'a dans "Sharko", avec la même puissance, la même intensité, que dans "Train d'enfer pour ange rouge", qui restera pour moi l'inoubliable et parfait roman de l'auteur. 

Quand la mort se cache... derrière LE mort...

Je ne vais pas vous paraphraser la 4ème de couverture, il suffit de la lire pour savoir que Lucie tue un homme, que Franck fait tout pour la couvrir, et que c'est là le point de départ d'une enquête éprouvante pour le couple. Une enquête qui va, encore une fois, les mener aux portes de l'enfer.

Parce que derrière ce premier cadavre se cache une sorte de société secrète et parallèle, des gens qui se prennent pour des... Non, je ne dis rien, je ne veux pas déflorer d'intrigue ce serait dommage ! Mais cette enquête est, je vous le promets, extrêmement bien ficelée, les méchants sont on ne peut plus effrayants, et un merveilleux moment de lecture est largement au rendez-vous !

Du sang, toujours du sang, encore du sang...

On le sait, ça saigne dans les livres de Franck Thilliez (qui pour autant ne tombe jamais dans le gore inutile). Mais si cette fois le sang était l'essence même du roman, LA chose qui terrifie ? Et si cette chose remontait bien loin en arrière et pouvait nous faire "flipper grave" ? Eh bien si c'était le cas on serait pas très bien dans nos baskets et... en fermant ce roman on N'EST PAS très bien dans ses baskets, on n'en ressort pas totalement indemne !

Une tension constante. Notre couple fétiche toujours fidèle à lui même, plus fort et plus uni que jamais. Un style parfait. Des rebondissements et une intrigue forte. Voilà ce que nous offre une fois de plus Franck Thilliez ! Du grand art !!!



Editions: Fleuve Noir
576 pages
21€90


4ème de couv'


" Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse.

Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux. "



Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons. 
Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure. 
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir. 

samedi 3 juin 2017

"Malgré elle" David-James Kennedy (Fleuve Noir)



David-James Kennedy fut une révélation avec "Ressacs". Un livre qui m'avait subjuguée, et là il revient en force avec un roman encore plus rythmé, plus abouti et totalement addictif ! Une merveille à l'état pur ! Un bijou du genre ! Bref, une bombe qui vous balance une grosse déflagration en pleine tronche !!!

Ce petit goût acidulé de divine sucrerie laissé par son premier roman m'est revenu avec une saveur encore plus intense, j'ai dévoré "Malgré elle" avec une gourmandise non dissimulée et j'attends déjà avec impatience un troisième opus qui pourrait, pourquoi pas, faire suite à celui-ci...


Quand le passé rejoint le présent ça déménage !

1989. Paris. Un lycée huppé. Une bande de potes. Emma et Tom. Emma et les garçons en général. Une soirée qui vire au cauchemar.
2015. Un appel au secours adressé à Tom. Un mort (enfin un premier mort devrais-je dire). Le cauchemar revient. Différent. Intense. Dangereux. Emma et Tom de nouveau. Une course poursuite qui nous balade dans différents pays. 

Voilà, le décor est posé et à partir de là je vous garantis une intrigue à couper le souffle, un roman que l'on ne peut plus lâcher tant l'intensité et le rythme vous prennent aux tripes. Si j'osais je dirais que c'est un vrai truc de malade ! (Ah oui j'ai osé, je l'ai dit !)

Un pas en avant deux pas en arrière !

Avec "Malgré elle", David-James Kennedy nous propose un intrigue sous forme de jeu de piste (voire presque de jeu de rôle, tant on se met à la place des personnages) qui ressemblerait à "tu avances d'une case et tu recules automatiquement de deux". En effet à chaque fois qu'un élément semble trouver sa place et bien s'imbriquer dans l'intrigue, un autre vient prendre sa place et nous perdre de nouveau, à l'image d'un puzzle monochrome qui semblerait être impossible à reconstituer...

Mais impossible n'est pas français pour un auteur de génie ! Alors ce dernier nous guide pas à pas et retombe systématiquement sur ses pattes pour nous livrer une intrigue insensée mais si crédible à la fois (et par là même diaboliquement effrayante !). Il nous entraîne dans une folie douce à un rythme d'enfer et c'est un bonheur de chaque instant ! Mon cœur a eu quelques loupés (plusieurs symptômes m'ont parfois laissé croire à la crise cardiaque imminente), mais j'ai tenu le choc: juste pour pouvoir aller au bout et comprendre !

Un thriller classique qui tourne à la folie scientifique !


C'est par une trame classique que l'auteur démarre son œuvre, mais il la tisse avec une minutie extrême et la fait évoluer peu à peu vers un thriller scientifique complexe. Complexe certes, mais largement abordable grâce à une plume précise, efficace et d'une grande clarté. Un vrai magicien des mots livrant un récit  qui va de rebondissements surprenants en rebondissements encore plus surprenants. 

Quand un passé relativement simple (mais flou) rejoint un présent empli de machinations diaboliques, on se retrouve avec un roman magistral dans les mains. Un thriller captivant qui puise sa force et son intensité dans des ramifications scientifiques effrayantes. Une intrigue fouillée et si prenante que je vous conseille de l'aborder en vacances (ou de demander des RTT à votre patron) car vous ne le lâcherez pas d'un iota jusqu'au mot fin !

ENORMISSIME ! (Oui je sais, ce mot n'existe pas mais je l'invente juste pour "Malgré elle" parce qu'il le mérite !)




Editions: Fleuve Noir
576 pages
20€50

4ème de couv'


Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n'a pas conscience du pouvoir d'attraction qu'elle exerce sur les garçons. Yann. Arno. Manu... La liste de ses prétendants est longue. Mais c'est en Tom, ado solaire fou de sensations fortes, qu'elle a trouvé un alter ego. Lui qui la connaît si bien. 


Un drame va survenir et assombrir le tableau de cette adolescence parfaite. 

Paris, 2015. Les chemins se sont séparés. Tom est resté ce casse-cou qui faisait tomber les filles, profitant de la revente de sa boîte pour se laisser le temps de vivre. Jusqu'à ce jour où Lukowski, ancien d'Henri-IV envers lequel Tom se sent redevable, laisse deux messages désespérés, l'implorant de le retrouver. 
Une fois sur place, il découvre la dépouille de son vieux camarade, flottant entre les rochers d'une lointaine côte suédoise. À l'intérieur de la maison voisine, un ordinateur portable et, sur l'écran, un défilé de photos accompagnées d'un mail menaçant. Emma ado, Emma adulte, Emma partout, sur chaque prise de vue. Qu'est devenue sa meilleure amie ? Qui était-elle réellement ? Pour qui et pour quoi devraient-ils tous payer après vingt-six ans ? 

jeudi 25 mai 2017

"Tu tueras l'ange" Sandrone Dazieri (Robert Laffont - La Bête Noire



"Tu tueras le père" avait été l'un de mes plus gros coups de coeur de l'année 2015. Me plonger dans cet opus n'en était donc que plus alléchant, mais angoissant aussi: après une telle révélation il fallait que l'auteur soit au minimum aussi "bon" pour ne pas me décevoir... Et au final "Tu tueras l'ange" est différent mais tout aussi excellent !

Une intrigue sur fond d'actualité (ou pas...)

Et si un thriller débutait par un attentat commis dans un train et revendiqué par Daesh ? On dirait juste "ben oui ok mais il ne s'est pas foulé le mec ! L'actualité comme point de départ il a intérêt à assurer après pour nous surprendre !".... Seulement Daesh peut revendiquer un attentat sans en être l'investigateur et là tout se corse ! Du coup on passe très vite de l'horreur au machiavélique, surtout lorsqu'on se surprend à être fascinée par l'auteur de tous ces meurtres qui vont se succéder ! Un ange... réincarnation du diable ? Un ange... vengeur ? Un ange... déchu ?

Partant d'un attentat qui n'en est pas un (enfin pas au sens auquel on l'entend de nos jours), Sandrone Dazieri tisse une trame complexe et une intrigue diabolique qui prend ses ramifications dans les années sombres de la Guerre Froide. Une héroïne semblant venir d'un passé obscure va vite finir par hanter vos nuits...

Complexe et documenté

Certes l'intrigue est complexe, mais elle est si bien menée, amenée et documentée que jamais on ne se sent perdu. Quelques flashback sont là pour nous guider, nous mettre sur la voie de la vérité (ou pas !) et l'auteur nous manipule avec une dextérité impressionnante et un brio phénoménal ! Si l'auteur n'est pas un ange (parce que vu ce qu'il écrit le mot ne lui convient pas !) il est pour le moins un génie, c'est certain !

C'est très simple: une fois que l'on a ouvert ce pavé (environ 600 pages quand même !), on ne peut plus le lâcher !

Un must au niveau des personnages !

Un excellent thriller passe obligatoirement par des personnages forts et là c'est un pur régal ! Retrouver Dante et ses démons, Colomba et sa pugnacité, c'est absolument jubilatoire !

Ce duo de choc, révélé dans "Tu tueras le père", n'a eu de cesse de me ravir une seconde fois. Je ressors de cette lecture époustouflée par la force de l'intrigue et la générosité que l'auteur a su mettre dans la description de ses personnages. La psychologie est traitée avec une minutie chirurgicale et donne une dimension inouïe au récit. Une véritable bombe !

Ça pulse. Ça déménage. Ça envoie du lourd. Tout est présent pour que ce livre soir une réussite absolue ! Sandrone Dazieri est sans conteste une révélation dans le domaine du thriller étranger !

Editions: Robert Laffont
Collection: La Bête Noire
608 pages
21€50




4ème de couv'

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ? 

Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont morts.
Si les premiers indices orientent l'enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d'acier et âme fragile, a de sérieux doutes. Pour elle, seul Dante Torre, l'" Homme du Silo ", est capable d'y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n'est que l'énième épisode d'une longue série de carnages, sur laquelle plane l'ombre d'une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l'ange lituanien des morts.
Après le succès de Tu tueras le père, une nouvelle enquête de Colomba Caselli et Dante Torre. 

jeudi 16 mars 2017

"Du feu de l'enfer" Sire Cédric (Presses le la Cité)





Soyons clair dès le départ: avec un titre pareil ne vous attendez pas à une balade de santé au paradis (encore que... mais pas le paradis avec les petits anges et tout le toutim ! On parle bien de Sire Cédric hein !). Ici c'est juste un aller simple vers l'enfer qui vous guette, mais quel pied !!!

Satanisme quand tu nous tiens...

Prêts à tomber tête la première dans les griffes d'une secte satanique et d'y prendre goût ? Alors attachez votre ceinture parce que suivre Manon et son frère Ariel dans cette aventure ça décoiffe sévère ! Ça secoue plus fort qu'un ouragan ! Ça bouscule tout sur son passage, comme du grand Sire Cédric (normal en soit vu que C'EST du grand Sire Cédric !). Bref, on en prend plein la tronche et c'est un bonheur de chaque instant, un plaisir incommensurable !

L'intrigue est si bien menée, l'action si bien amenée, que mon petit coeur de lectrice a loupé plus d'un battement ! J'ai même frôlé la crise cardiaque tant la tension est palpable et le suspense porté à son paroxysme ! Mais je n'en veux absolument pas à l'auteur étant donné que j'adore le côté flippant qu'il insére dans chacun de ses livres. Ces instants de panique je les attends, je les réclame, et quand je les ai je suis la plus heureuse du monde !

Du très grand Sire Cédric...

Bien entendu je ne suis absolument pas surprise d'être entrée si facilement dans ce roman. Rien que le nom porté sur la couverture est devenu pour moi un gage de qualité depuis longtemps ! Cependant j'avoue que je me suis fait surprendre comme une bleue par l'intensité de ce nouvel opus (encore différent des précédents). Je m'attendais à du très bon et je suis tombée sur l'excellence ! Un récit si profond et jubilatoire qu'il m'a atteinte au plus profond de mes tripes.

Une petite mise en bouche ?

Meurtres sadiques. Course poursuite au rythme infernal. Mort possible à chaque tournant. Secte d'une dangerosité extrême... Ça vous suffit comme arguments pour foncer ? En tout cas vous avez là tous les ingrédients de ce qui ressemble à s'y méprendre à l'un des meilleurs thrillers de l'année !

Ajoutez à cela la plume magistrale de Sire Cédric et sa touche personnelle désormais classique: tension extrême, personnages forts, intrigue diaboliquement bien ficelée, rebondissements incessants et vous obtenez la recette de la quasi perfection ! Saupoudrez le tout d'une touche (puissante hein la touche) de satanisme et le tour est joué. Vous êtes pris au piège et vous ne lâcherez plus ce roman ! Si j'osais je vous dirais que ce livre est carrément jouissif ! D'ailleurs j'ose et je le dis: ce livre EST carrément jouissif ! Un "vrai grand truc de malade" comme j'aime tant en lire ! D'autant que non content de nous offrir un livre magistral il le fait entièrement, avec la fin qui va bien je veux dire, celle qui vous scotche littéralement ! Souvent les fins me déçoivent un peu quand j'ai été prise à la gorge durant plus de 500 pages (trop rapides, pas crédibles etc...). Ici la fin est largement à la hauteur, elle est explosive, dévastatrice, percutante, fabuleuse !

Du tout bon sur toute la ligne ! Juste énorme ! Je vous garantis le grand frisson et une intensité rare ! Pour moi ce livre est un véritable chef-d'œuvre !





Éditeur: Presses de la cité (mars 2017)
560 pages
21€50

4ème de couv'

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal 

et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera 
les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang. 

Sire Cedric revient en chef d'orchestre du suspense et des frissons, avec un nouveau 
concerto qui fait la part belle au souffle du vent dans la nuit noire et aux gémissements des corps torturés. Subtil et maîtrisé, ce conte d'horreur moderne allie à la justesse d'une réflexion sur les relations familiales les retournements de situation les plus ébouriffants.

mardi 14 mars 2017

"Mör" Johana Gustawsson (Bragelonne)



Certains auteurs vous enchantent dès leur premier roman, ce fut le cas avec Johana Gustwsson et son très bon "Block 46". Avec "Mör" elle nous offre un excellent second volet des aventures d' Emily et Alexis (encore meilleur que le premier !). Mission accomplie: je suis définitivement sous le charme de cette auteure et de ses personnages !

Un roman à deux niveaux...

Jongler avec deux époques, les mener de front et arriver à maintenir un équilibre entre les deux n'est pas choses aisée. Qu'à cela ne tienne ! Johana tente le coup (une fois de plus) et réussit (une fois de plus) ! Non contente de jouer sur deux époques, elle ne choisit pas la solution de facilité: elle met dans l'équation une période de l'histoire difficile à traiter (et déjà abordée maintes fois): l'époque victorienne de Jack l'Eventreur... 

Eh bien croyez-moi, il faut un sacré talent pour sortir du lot avec un point de départ comme celui-ci. Se démarquer et ne jamais tomber dans la redondance, voilà le pari fou de Johana, un pari qu'elle a relevé avec brio ! Son intrigue est si bien menée qu'elle ne laisse la place à aucun temps mort et, malgré la complexité due aux différents lieux et différentes époques, jamais Johana ne nous jamais ! Sans compter que ses personnages, plus aboutis que jamais, ne peuvent vous laisser indifférents.

Une montée en puissance progressive...

L'auteure (je devrais peut-être dire l'artiste...) met en place ses pions (je devrais peut-être parler de balles...) et c'est parti messieurs dames pour un fabuleux numéro de jonglage ! En piste ! Ça va commencer ! Et ça va swinguer !

Pourquoi je parle de jonglage au lieu de parler de roman ? Parce que non seulement on s'offre un voyage dans le temps entre 1888 et aujourd'hui, mais également un voyage entre l'Angleterre et la Suède. Accrochez-vous, la balade va être costaud (promis c'est du très lourd) ! Mais n'ayez crainte, vous ne serez pas seuls dans ce voyage: Johana va vous guider de sa main désormais experte, et avec une plume magnifique qui plus est ! Ses chapitres courts et percutants vous maintiendront en haleine tout au long de votre (aventure) lecture !

Tous les ingrédients que j'aime...

Vous aimez les meurtres (attention je parle de fiction évidemment !) ? Il y en a ! Vous les aimez bien sordides (toujours en fiction j'entends !) ? Ils le sont ! Vous aimez les enquêtes bien menées ? Ça tombe bien: elle l'est !  Vous aimez les montées en puissance progressives avec une tension présente d'un bout à l'autre du roman ? Eh bien vous allez être servis !

Johana Gustawsson n'a pas son pareil pour mener de front autant d'ingrédients d'un seul coup et ce en maintenant le cap sur un sujet unique (parce que oui, tout va se rejoindre et vous laisser sur votre séant !). Franchement je dis chapeau l'artiste car elle a su me mener en bateau sans la moindre fausse note (et je deviens exigeante avec l'âge !). Elle jongle (oui oui, je tiens à ce terme !) avec les lieux et les dates sans jamais perdre son lecteur et c'est une performance magnifique !

Un talent qui se confirme donc, une auteure à suivre de très près !!! Juste sublime !


Editeur: Bragelonne (15 mars 2017)
314 pages
21€50

4ème de couv'

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans.
Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l’ancien compagnon d’Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l’espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches...
Le problème, c’est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ?
Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l’histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L’Éventreur.